
Le système de mesure d’audience fête son premier anniversaire au Maroc. L’occasion de dresser un bilan d’étape de l’audimétrie TV afin de donner plus de visibilité en termes de programmation, de budgets et répondre aux attentes et besoins spécifiques des téléspectateurs, régies et annonceurs.

Cintrée dans un caftan aux couleurs scintillantes, une présentatrice tout sourires, Najla Daari, décrit « l’aventure Film Industry » : douze réalisateurs, une centaine de comédiens et jusqu’à cent cinquante techniciens, pour tourner trente films en deux ans… Soudain des coups de feu retentissent, des hommes armés envahissent le plateau, se tirent dessus puis s’effondrent, sous les cris apeurés du public. Ils se relèvent indemnes, le tee-shirt taché par de la peinture rouge. Parmi eux, l’humoriste Hassan El Fad, le coprésentateur de l’émission. C’est ce que les téléspectateurs marocains ont pu voir sur la première chaîne publique, Al Oula, le 29 septembre, lors d’une soirée spéciale « Film Industry », qui s’amusait à prendre le public au jeu de la fiction, pour mieux dévoiler les coulisses de cette usine à films.

Chaque année, en cette période proche du Ramadan, nos deux chaînes nationales s’évertuent à annoncer fièrement leur programmation pour ce mois sacré. Mais, à chaque fois, et surtout pour cette dernière décennie, c’est le fiasco total, à part quelques exceptions qui nous font toujours rêver et donnent l’espoir d’obtenir mieux dans l’avenir.

Si vous voulez savoir combien nos chaînes de télévision dépensent en production, zappez... il n’y a aucun chiffre à voir. Vu les programmes diffusés, on les comprend. Et tant qu’elles refusent de s’ouvrir davantage sur les producteurs privés, le décollage du marché de la production n’aura pas lieu.

Depuis quelques semaines TVM ouvre sa grille tous les vendredis à une nouvelle émission intitulée « Oussar wa houloul ». Une émission qui n’est pas dénuée d’intérêt tant il est vrai qu’elle relate les problèmes de tous les jours, vécu par toutes les familles.

La Chambre des représentants (chambre basse)du Parlement marocain, a adopté jeudi à l’unanimité et en deuxième lecture, le projet de loi sur l’audiovisuel. Cette loi permet la libéralisation du secteur radio et télévision au Maroc. Elle prévoit également l’ouverture aux capitaux privés des chaînes de radio et de télévision publiques marocaines.

Le magazine mensuel économique de la première chaîne de télévision TVM "EchoEco" consacre sa prochaine édition, qui sera diffusée mercredi 04 août en prime time, aux "Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) : obstacles et persévérance".

La première chaîne de la télévision publique marocaine (TVM), engagée depuis plusieurs mois dans un important programme de restructuration, s’est dotée lundi d’une nouvelle "direction de l’information" pour "relever les défis de la libéralisation du secteur audiovisuel marocain d’ici fin 2004", selon son directeur général Faycal Laïrachi.
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