
L’éditeur de jeux vidéo Ubisoft présentera, lundi 1er septembre, deux jeux développés à 100% au Maroc. C’est la première fois que l’éditeur a fait confiance à son studio local pour développer intégralement un jeu. Mieux, il s’agit de deux licences phares de l’éditeur, à savoir « Prince of Persia 3 » et « Rayman raving rabbits », qui seront lancés sur le marché durant la période de Noël. Ces jeux ont nécessité respectivement 9 et 18 mois de développement et deux équipes de 40 personnes chacune.

Trois en un. Marocains, Canadiens et Français lancent le Campus Ubisoft. Première école de formation pour jeu vidéo au Maroc. C’est la société du même nom qui compte parmi les plus gros éditeurs mondiaux d’animation 3D qui chapeaute le projet. Elle est installée à Casablanca depuis 1998 et compte 65 salariés. Ubisoft, lors de son 10e anniversaire, avait même annoncé de passer à 200 développeurs d’ici trois ans. Le lancement de Campus Ubisoft confirme cette stratégie : une matière grise locale performante à un coût concurrentiel (formation et salaires).

Disney a démarré à Ouarzazate la production d’un film à gros budget basé sur le jeu vidéo d’Ubisoft « Prince of Persia et les sables du temps ». C’est l’équipe d’Ubisoft Maroc qui a réalisé la conception et la pré-production du dernier opus de Prince of Persia « Les deux trônes ».

La saga de la 3D et des jeux vidéo ne fait que commencer au Maroc. A l’origine de ce mouvement, la vulgarisation du Net, mais aussi et surtout l’implantation de l’éditeur de logiciels et jeux interactifs, Ubisoft, qui a permis l’émergence de ce nouveau type de profils sur le marché.

Ils sont jeunes, créatifs, excentriques et débordent d’imagination. Ils ont même un style ! Eux, ce sont des recrues fraîchement diplômées qui incarnent une nouvelle vague d’animateurs... 3D, voire un business de nouvelle génération. Une activité où le succès repose principalement sur la capacité à innover, à imaginer et donc anticiper. Bref, repousser les limites du possible ! Ce sont des profils passionnés d’images qui cliquent à longueur de journée et « manipulent »... des pixels ! La tendance doit ses origines notamment à l’installation au Maroc de l’éditeur et développeur de jeux vidéo Ubisoft, signale Abdellah El Fakir, artiste 3D.

Sorti à l’occasion des fêtes de Noël, Rayman contre les lapins encore plus crétins, jeu vidéo grand public d’Ubisoft, vient d’être conçu et réalisé de A à Z à Casablanca, dans l’unique studio d’édition de jeu vidéo du monde arabe. Une première pour cette filiale d’un des leaders mondiaux des jeux vidéo cantonnée jusque-là à la création de personnages secondaires. « Tout l’enjeu pour nous a été de mettre en scène un lapin qui se prend pour un humain dans des situations jugées stupides ou comiques par des joueurs américains ou français », s’amuse Younes, à peine trentenaire et déjà responsable d’équipe.

Joli coup d’Ubisoft pour marquer ses dix ans d’implantation au Maroc. Cet opérateur de l’industrie de divertissement vient de lancer un jeu vidéo créé à 100% par une équipe marocaine. Il a fallu « neuf mois et 16,5 millions DH pour le concevoir », précise le chef de projet, Houssem Belkhouja. C’est le budget minimum. Le coût de production d’un jeu vidéo peut « atteindre les 220 millions DH et exige en moyenne un an de travail », souligne pour sa part le DG d’Ubisoft Maroc, Cyril Vermeil.

L’offre offshoring marocaine séduit les investisseurs. Moins d’une année après son lancement, le programme Maroc offshoring porte ses fruits. De fait, le bilan présenté jeudi 14 juin, à Skhirat, est satisfaisant. C’est le Premier ministre, Driss Jettou, qui a présidé la rencontre organisée sous le thème : « Investir dans l’offshoring : le Maroc ici et maintenant ». De nombreux opérateurs économiques publics et privés nationaux et étrangers étaient au rendez-vous.