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Yasmine, la nouvelle Dorcel Girl marocaine

7 octobre 2007 - 00h26
Yasmine, la nouvelle Dorcel Girl marocaine

Depuis son apparition un certain automne 2006 dans La méthode Cauet, talk-show à succès de TF1, elle enchaîne allégrement interviews, couvertures de magazines et soirées jet-set tout en répondant sur son site aux courriers de centaines de fans, béats d’admiration et de désir conjugués devant son « époustouflante beauté orientale ». Toujours avec une assurance, une amabilité et un franc-parler désarmants.

Du haut de son « mètre 68 » et de ses 50 kilos, avec ses mensurations de top model (85 C – 59 – 90 ), cette jeune Marocaine de 29 ans est parvenue à détrôner l’ex Dorcel Girl, la « bombe Oksana ».

Elle, la brune piquante aux yeux pétillants, aux jambes interminables et à la chevelure de jais qui fait saliver les hommes sur les canapés des quatre coins du monde, n’est autre que Yasmine, nouvelle égérie de Marc Dorcel, célèbre magnat de l’industrie française du X.

Mais si Yasmine fait tant jaser dans les chaumières, c’est surtout, au-delà de ses talents d’actrice de films érotiques, pour la façon dont elle assume ses idées et son métier « particulier ». Voyons, elle « la Marocaine, la musulmane, l’Arabe, dont les semblables sont majoritairement voilées, soumises et frustrées sinon coincées ». Dans la France de 2007, partagée entre ses vieilles valeurs d’égalité et de bienséance et le matraquage post-11 septembre à la sauce américaine, on le pense sans oser vraiment le dire.

« Je suis fière de mes racines, et fière de représenter Dorcel car ils m’ont choisie pour de bonnes raisons, sans se soucier de mes origines (…) sans faire de calculs. Je suis d’origine musulmane. Je ne pratique plus mais je crois en Dieu. Je me respecte moi-même et respecte les autres, ça ne me paraît pas incompatible avec le porno, milieu dans lequel je m’épanouis », confie pour sa part Yasmine à un hebdomadaire français.

Yasmine Lafitte, le pseudonyme qu’elle s’est choisi, ne dévoile pas pour autant grand chose. Sur son passé, en tout cas. Si ce n’est que sa famille n’approuve pas du tout son choix de vie et qu’elle a découvert la sexualité à l’âge de 23 ans. Infirmière de formation, libertine dans l’âme (comme elle se définit elle-même) et bisexuelle avouée, elle s’est lancé dans le X en 2004 par pur fantasme, celui, dit-elle, d’être vue par des spectateurs inconnus. Yasmine se fera rapidement remarquer, d’abord par VCOM puis par Marc Dorcel, grâce notamment à sa prestation dans le film d’Hervé Bodilis, Story of Yasmine et son rôle d’ambassadrice du magazine de charme FHM. Aussitôt son contrat d’exclusivité achevé avec VCOM, elle signe avec Marc Dorcel pour 18 mois, en septembre 2006.

« C’est une belle opportunité (…) Dorcel vend dans une cinquantaine de pays et on peut difficilement toucher plus de monde ! Et puis je me retrouve dans leur raffinement, j’aime l’élégance qui est leur marque de fabrique… Dorcel met la femme en valeur et j’aime cette idée d’être à la fois classe et “salope” », dira Yasmine lors d’une de ses interviews.

Yasmine vit aujourd’hui à Lyon, avec son compagnon, Alexandre. Son contrat, juteux raconte-t-on, avec la maison Dorcel, s’achève bientôt. Mais elle ne compte pas dormir sur ses lauriers. La jeune Marocaine, qui n’exclut pas un prochain voyage touristique ou professionnel au bercail, a de l’ambition à revendre. Elle se dit décidée à jouer désormais dans des films d’auteur, un genre qu’elle affectionne particulièrement en grand fan d’Audrey Hepburn et de cinéma classique. C’est d’ailleurs elle que la Libanaise Danielle Arbid a choisi pour le second rôle féminin, aux côtés de Melvil Poupaud, dans Un homme perdu. Un drame sulfureux narrant la rencontre interlope entre un photographe français et un étrange amnésique libanais et présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du 60ème Festival du Film de Cannes.

Un début de carrière prometteur pour Yasmine qui, chanceuse ou intelligente, a incarné un personnage-clé dans un scénario inédit unanimement salué par la critique pour son regard juste, audacieux et mélancolique à la fois sur l’exil, l’amour et la sexualité.

Maroc Hebdo - Mouna Izzdine

- Par: Bladi.net



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