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Zineb El Rhazoui compare le Roi Mohammed VI à Ben Ali

4 septembre 2011 - 10h03 - Maroc

Zineb El Rhazoui a affirmé récemment en France qu’aucune avancée n’a été enregistrée au Maroc depuis 1999. La co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI) estime que la constitution marocaine n’est pas démocratique et compare le Roi Mohammed VI au président tunisien déchu Zine Al Abidine Ben Ali.

Prenant la parole dans le cadre des journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts, qui se sont déroulées à Clermont Ferrand, en France, du 18 au 20 août, Zineb El Rhazoui, s’adressant à Driss El Yazami, présent, a demandé si "le conseiller de Ben Ali aurait été invité" pour participer à ce débat sous le thème "Le printemps arabe : un nouveau souffle pour la démocratie mondiale".

Invité à ces journées par l’eurodéputé Daniel Bendit, Driss El Yazami, président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), a été lynché en live par Zineb El Rhazoui, qui lui a rappelé les treize immolations par le feu ayant eu lieu au Maroc et la mort de Kamal Ammari, faisant porter le chapeau au gouvernement marocain.

Rappelant le cas d’Ali Amar, co-fondateur du Journal Hebdo, visé par le régime en raison de son livre "Mohammed VI le grand malentendu", la co-fondatrice de MALI a affirmé avoir été accusée pour sa part de prostitution "parce qu’elle dérange".

Pour Zineb El Rhazoui, la Moudawana (code de la famille) ne consacre pas non plus les droits de la femme, "puisqu’elle paye toujours son café au même prix que l’homme, mais n’a droit qu’à la moitié d’un héritage".

La jeune femme, qui s’est déclarée athée lors de sa prise de parole, s’est dite indignée par la constitution qui consacre l’Islam en tant que religion d’Etat et qui a été préparée par dix huit personnes, dont Driss El Yazami, ne représentant en rien les Marocains, et a rappelé au passage le centre de détention secret de Temara, dont l’Etat nie l’existence.

A la prise de parole de Driss El Yazami, la salle s’est enflammée. Le président du CNDH, défendant le bilan de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) et de la constitution, a répondu aux allégations de Zineb El Rhazoui en lui expliquant qu’elle ne pouvait pas prétendre représenter l’intégralité du peuple marocain, dont il faut consulter la totalité des composantes avant de pouvoir brosser un tableau réel des avancées enregistrées dans le pays.

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