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Pas de concert de Nicki Minaj en Arabie Saoudite

Nicki Minaj

11 juillet 2019 - 11h40 - Monde

Alors qu’il était prévu qu’elle assure une prestation le 18 juillet prochain au cours du "Jeddah world fest", en Arabie saoudite, Nicki Minaj a annoncé, le mardi 10 juillet 2019, qu’elle annulait son voyage. La rappeuse américaine entend, affirme-t-elle, apporter son soutien aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et à la liberté d’expression.

Entre son concert, attendu par des milliers de fans, à Djeddah, et le soutien aux droits des femmes et à la liberté d’expression, le choix de Nicki Minaj est fait. Le Muslim post informe que cette décision est intervenue après "mûre réflexion" de la vedette américaine du rap, qui l’a fait savoir dans une déclaration transmise par un porte-parole.

Nicki Minaj a également fait un clin d’oeil à ses fans, en prenant cette décision difficile. "Même s’il n’y a rien que je désire plus que de présenter mon spectacle à mes fans d’Arabie Saoudite, après m’être davantage renseignée sur le sujet, je pense qu’il est important pour moi de manifester clairement mon soutien aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et à la liberté d’expression", s’est justifiée la star de 36 ans, qui, elle-même, est régulièrement critiquée par des féministes qui lui reprochent de se mettre en scène comme un objet sexuel, fait observer le média.

L’autre chose, qui a certainement conforté la rappeuse, dans sa décision, c’est The Human rights foundation qui, dès le 5 juillet, avait appelé l’artiste, originaire de Trinité-et-Tobago, à renoncer à ce concert.

A l’Arabie saoudite, il est reproché nombre de dérives par des organisations et des observateurs, à l’échelle mondiale. Pour preuve, indique Le Muslim post, dans ce pays, les homosexuels encourent théoriquement la peine capitale, tandis que les opposants au régime sont réprimés. Quant aux femmes, elles sont légalement placées sous le contrôle de leur père, de leur mari, de leur frère ou même de leur fils, en dépit de l’obtention par elles, récemment, du droit de passer le permis de conduire.

Par ailleurs, en Arabie saoudite, la liberté d’expression est encore dans les fers. A titre d’exemple, Le Muslim post cite le cas du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, un critique du pouvoir, qui a été tué dans les locaux du Consulat d’Arabie saoudite à Istanbul par un commando d’agents venus de Ryad. Un assassinat dont plusieurs rapports ont établi la responsabilité du Prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane.

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