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La face cachée de Daech : sexshops et prostitution

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15 novembre 2019 - 17h20 - Monde

Marion van San, la sociologue et criminologue néerlandaise, par ailleurs, chercheuse à l’université Érasme de Rotterdam, a récemment publié un ouvrage intitulé "Kalifaatontvluchters" dans lequel elle aborde la vie sexuelle des djihadistes de l’Etat islamique, les sexshops et la prostitution en Syrie.

Les djihadistes avaient leur manière de se divertir. Avant de rédiger son livre, Marion van San a recueilli les témoignages d’une vingtaine de femmes de Daech, contactées via l’application de messagerie, WhatsApp, consulté des e-mails et des rapports d’écoutes téléphoniques, rapporte Het Laatste Nieuws.

La chercheuse à l’université Érasme de Rotterdam a fait savoir que “les conversations entre un combattant et sa petite amie restée au pays ne portaient pas seulement sur la religion, mais aussi sur le sexe. A titre illustratif, Marion van San a évoqué le cas d’un djihadiste qui avait demandé à sa compagne d’apporter un costume en latex avant de le rejoindre en Syrie. Un autre qui espérait avoir des relations sexuelles anales avec sa copine en est une illustration.

D’un autre côté, certaines femmes en Europe effectuaient des opérations de séduction pour attirer des combattants partis en Syrie. Dans ce sens, elles leur promettaient de la lingerie. Mais, certaines femmes ont affirmé que les sexshops existent à Daech. En témoignent les magasins discrets autorisés par la hisba, la police islamique, exclusivement accessibles aux femmes.

La prostitution était la chose du monde la mieux partagée entre les femmes à Daech. En effet, l’Etat islamique réduisait en esclavage sexuel les femmes jésuites, les Irakiennes emprisonnées. Elles étaient la proie facile des djihadistes qui sont souvent frustrés sexuellement. Quant aux femmes djihadistes, elles géraient des bordels. “Le califat ressemblait un peu à un bordel géant,” a confié l’une d’entre elles.

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