
La situation des droits de l’Homme au Maroc "se caractérise par l’écart existant entre le discours officiel et la pratique réelle des appareils de l’Etat", a affirmé mercredi l’Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante).

Mardi 24 juin. C’est dans son local flambant neuf du 6, rue Aguensouss, aux abords du centre-ville de la capitale, que l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a choisi de présenter son rapport sur la situation des droits humains au Maroc en 2007 et les premiers mois de 2008. Parmi les thèmes abordés, une série de problématiques désormais « classiques » : droits de la femme et leur application, irrégularités électorales, droit à la santé, à l’éducation, hausse des prix, non-respect du droit du travail, la liste est longue.

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont lancé conjointement vendredi à Rabat le processus de mise en oeuvre d’un "Plan d’action" en matière de démocratie et de droits de l’homme, en application de la Déclaration de Vienne adoptée par 171 Etats en 1993. L’UE a débloqué une somme de deux millions d’euros en soutien au programme marocain, a indiqué Bruno Dethomas, représentant de l’UE à Rabat.

Sale temps pour Ahmed Herzenni. Le Président du Conseil consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) ne fait plus l’unanimité. Son action ainsi que ses discours sont contestés par les associations de défense des droits de l’Homme et les victimes des années de plomb.

C’est aujourd’hui, à partir de 17h (GMT), que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève devait rendre son verdict, après examen du rapport sur la situation des droits de l’homme au Maroc. Ce document a été présenté à l’instance onusienne, mardi dernier, dans le cadre de l’examen périodique universel (EPU).

Le plus vieux détenu politique du Maroc, qui a goûté au cachot sous les trois souverains chérifiens, savoure à 73 ans au pied des montagnes du Moyen-Atlas à Béni Mellal, la liberté qu’il vient de recouvrer le 4 avril à la faveur d’une grâce royale. "Je ne mérite pas la grâce royale car je n’ai commis aucun délit. Une grâce royale après huit mois de détention, c’est une humiliation. Les autorités ont dû classer mon dossier sous la pression internationale", affirme Mohamed Bougrine, ce militant de gauche de 73 ans.

Près de 150 ingénieurs marocains et militants des droits de l’homme ont réclamé samedi la libération de Fouad Mourtada condamné le 22 février à trois ans de prison pour avoir "usurpé" l’identité du frère du roi Mohammed VI. "Libérez Mourtada tout de suite", ont scandé les protestataires rassemblés devant la prestigieuse Ecole Mohammadia des Ingénieurs de Rabat (EMI) dont le jeune ingénieur en informatique, âgé de 27 ans, a été lauréat en 2005.

Une pétition internationale en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité consentie au Maroc a été lancée par deux organisations des droits de l’Homme américaine et marocaine après la récente condamnation de six personnes dans le nord du royaume. Human Rights Watch basée à New York et l’Association marocaine des droits humains appellent le gouvernement marocain abroger la loi condamnant à des peines de prison des actes d’homosexualité librement consentis.