
Abdelilah Benkirane a réussi son grand oral lundi devant le parlement. Le Chef du gouvernement, qui a accepté de se prêter à cet exercice une fois par mois comme l’exige la Constitution marocaine, a reconnu qu’il sera difficile de combattre 50 ans d’économie de rente.

Un ancien gendarme de la brigade de Chefchaouen s’est donné la mort par pendaison dans sa cellule samedi à la prison de Salé, où il se trouvait pour une affaire de corruption.

Le ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile, Elhabib Choubani a appelé dimanche à une "insurrection civile contre la corruption".

Les collectivités locales au Maroc ont réalisé un excédent financier de 25 milliards de dirhams en 2011, contre 19 milliards de dirhams en 2010.

Les diplômes universitaires sont facilement octroyés contre de l’argent. Plusieurs universités vont jusqu’à vendre des diplômes de "Master". C’est ce qu’a fait savoir le ministre de l’Enseignement Supérieur Lahcen Daoudi, lequel dénonce une pratique formellement interdite par la loi.

Le ministre de la Justice Mustapha Ramid, brossant un tableau plutôt alarmant sur la situation du secteur de la Justice au Maroc, a fait savoir mercredi que 4415 cas de corruption ont été traités par les tribunaux du pays en 2011.

Dix-neuf policiers ont été présentés au procureur du Roi près la Cour d’appel de Rabat dans une affaire de corruption.

Des ministres du gouvernement Benkirane auraient bénéficié des largesses de l’État. Certains d’entre eux figureraient entre autres sur la liste des bénéficiaires de carrières de sable.

Une liste des bénéficiaires des autorisations de transport de voyageurs (grimates) au Maroc, a été publiée mercredi sur le site internet du ministère de l’Équipement et des Transports. Celle-ci ne serait pourtant que l’arbre qui cache la forêt. Ces agréments bénéficiaient principalement à des ministres et hauts commis de l’Etat, qui eux même les cédaient dans les années ’80 et ’90 pour trois à quatre millions de dirhams.

Dans un entretien au magazine "Femmes du Maroc", Saïd Taghmaoui donne sa perception du Maroc d’aujourd’hui. Le maire de Casablanca, Mohamed Sajid, la réalisatrice marocaine Narjis Nejjar, ou encore la Marocaine très matérialiste, en prennent pour leur grade.