Il y a soixante mots différents en arabe pour dire « je t’aime ». Une telle inventivité peut-elle être le fait d’une civilisation prude ou d’une religion remplie de tabous ?
L’ouvrage aborde du point de vue des sciences sociales, la perception opposée (Orient-Occident) du harem.
Un tableau partiel de la condition féminine au Maroc à travers les échanges de neuf femmes qui ont eu un entretien avec Fatima Mernissi

En Occident, le harem est représenté comme un lieu de plaisir où s’ébattent des femmes nues et lascives, odalisques d’Ingres et de Matisse, Schéhérazade en version hollywoodienne.

Née en 1940 à Fès, Fatima Mernissi s’inscrit dans l’une des premières écoles privées mixtes du pays, grâce à Atatürk, dit-elle avec ironie. Elle poursuit ses études à Rabat, puis en France et aux Etats-Unis.

Fatima Mernissi. L’auteur a bien su raconter de manière très fidèle et précise, l’environnement qui régnait à l’époque dans la vielle médina de Fès, tout en tracant le malheureux sort qui était réservé aux femmes.

Le Prix Erasmus, décerné par la Fondation néerlandaise Erasmus, est revenu cette année à la Marocaine Fatima Mernissi, ainsi qu’à l’auteur syrien Sadik Jalal Al-Azm et à l’Iranien Abdulkarim Soroush.