
Anciens correspondants ou spécialistes du Maghreb, huit journalistes étrangers analysent, à travers leur expérience, l’évolution économique, politique et sociale du Maroc, de Hassan II à Mohammed VI.

Parce que c’est le Roi, il fascine. Et parce que les temps ont changé, tout le monde peut en parler librement. Mais que sait-on de SM Mohammed VI au juste ? Pas grand-chose, le Souverain n’ayant pas franchement un penchant pour la communication. Pourtant…

La justice marocaine a ordonné, jeudi 19 juin, à un quotidien de stopper la publication de témoignages en rapport avec la dure répression politique qui a sévit pendant les "années de plomb" (1960-1999) sous le règne d’Hassan II, a-t-on appris de source judiciaire.

Ecrivain et musicienne, la benjamine des filles Oufkir est la dernière de la famille à sortir son livre (La vie devant moi, Ed. Calmann-Lévy), à 44 ans. Entretien.

Le plus vieux détenu politique du Maroc, qui a goûté au cachot sous les trois souverains chérifiens, savoure à 73 ans au pied des montagnes du Moyen-Atlas à Béni Mellal, la liberté qu’il vient de recouvrer le 4 avril à la faveur d’une grâce royale. "Je ne mérite pas la grâce royale car je n’ai commis aucun délit. Une grâce royale après huit mois de détention, c’est une humiliation. Les autorités ont dû classer mon dossier sous la pression internationale", affirme Mohamed Bougrine, ce militant de gauche de 73 ans.

Soukaïna, cadette du général Oufkir, vient de publier son autobiographie aux éditions Calmann-Lévy. Intitulé La vie devant moi, le livre relate aussi bien ses années de captivité dans les geôles de Hassan II que sa récente reconversion… dans la musique.

Une délégation des familles de disparus marocains s’est rendue à Genève du 26 au 28 septembre dernier, pour le lancement de la campagne mondiale pour la Convention des Nations Unies sur les disparitions forcées, adoptée en décembre 2006 par l’AG de l’ONU.

La défense des droits de l’homme n’aura été qu’un sous-thème de la campagne électorale au Maroc, à peine plus visible qu’un générique tel que « la protection de l’environnement », loin, loin derrière les programmes économiques ou la lutte contre l’analphabétisme. La meilleure explication est celle de l’homme de la rue : « Pfff, les droits de l’homme, c’est le roi qui s’en occupe. »