Le “fqih” de Tanger, Mohamed Fizazi, fondateur en 2001 de l’association intégriste dite “Les gens de la Sounna et de la J’maâ” et interdite par les autorités, impétueux prédicateur, opposé virulent des forces du progrès et de la modernité, a été arrêté mardi.
Son appréhension a coïncidé, le même jour, avec la parution de l’interview qu’il a accordée au journal Asharq Al-Awsat.
Bien qu’il ne soit pas en lien direct avec les groupements responsables des attentats terroristes de Casablanca, qu’il ne prêche plus dans les mosquées et qu’il loue l’ouverture démocratique au Maroc, dont il profite, Fizazi ne condamne pas haut et fort les crimes du 16 mai perpétrés contre des innocents, marocains et étrangers. Il est tout simplement “étonné”, comme il l’a dit à Asharq Al-Awsat.
Dans son interview à celui-ci, il a précisé, entre autres, que les terroristes, s’il le voulaient, « auraient pu frapper les sources d’expression de cette “liberté” (au Maroc), en faisant exploser la deuxième chaîne de T.V., par exemple, en tant que moyen d’expression du libertinage et de la modernité prétendue, ou en faisant sauter les maisons d’édition des deux journaux “Alittihad Alichtiraki” et “Al Ahdath Al Maghribiya”, et ce qui en ressemble ». Ce qui en ressemble, pour Fizazi, c’est “Libération”, “Al Bayane”, “Bayane Al Yaoum” et d’autres encore. En dépit des précautions prises par le “fqih”, cette déclaration n’en demeure pas moins suggestive.
Sur la “pensée” du prédicateur de Tanger, voici quelques-unes des idées tirées d’une mise au point de Fizazi envoyée à notre confrère “Al Ahdath Al Maghribiya” il y a trois ans :
AlBayane
