
Le Maroc est l’un des pays où la coopération décentralisée est bien ancrée. Depuis 1996, le nombre de partenariats entre collectivités françaises et marocaines n’a cessé de croître et se diversifier. Actuellement, on dénombre près d’une cinquantaine de partenariats actifs.
Ces derniers ont mobilisé des responsables politiques et administratifs des collectivités locales, des acteurs de la société civile en particulier les associations, mais également les universités et les entreprises. Les domaines d’intervention recouvrent les champs de compétences des collectivités : culture, transports urbains, aménagement urbain, économie, gestion de l’eau, éducation, santé, environnement,… Les actions de ces coopérations ont fait l’objet d’une évaluation à l’occasion des Assises de la coopération décentralisée qui ont démarré jeudi 19 février, à Agadir.
Cette rencontre qui s’est achevée vendredi a pour but de dresser le bilan des évolutions de la coopération décentralisée et de tracer de nouvelles orientations depuis Fès en 2001 et la mise en place du projet PAD Maroc (projet d’accompagnement du processus de décentralisation) en 2004. Plus de 400 participants s’y sont réunis dont des élus locaux marocains et français engagés dans des partenariats, des techniciens et des représentants de l’Etat. Parmi eux, Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux collectivités locales qui a accordé en exclusivité un entretien à L’Economiste.
Selon Abdechakour Raïs, wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, la coopération décentralisée constitue l’une des nouvelles orientations à même de donner une impulsion aux relations maroco- françaises vers davantage de progrès et d’efficacité. Pour lui, même si le résultat de la coopération s’affiche généralement positif, les deux pays ne doivent pas cesser d’oeuvrer en vue de la concrétisation de conceptions et stratégies nouvelles, de nature à donner à ce partenariat plus d’efficience et de durabilité.
Tarik Kabbage, président de la Commune urbaine d’Agadir a, pour sa part, souligné que la coopération décentralisée maroco-française a dépassé son cadre traditionnel limité à travers l’établissement de jumelages et à l’échange de visites entre les délégations, pour prendre une dimension participative effective et ce, depuis l’année 2001 qui, a-t-il rappelé, a marqué un tournant décisif dans l’édification des relations équilibrées entre le Maroc et la France à différents niveaux.
Collaboration régionale
Coordonnées par l’Association nationale des collectivités locales (ANCLM), Cités unies de France (CUF) et l’Association des régions de France (ARF), ces assises sont l’occasion d’exposer quelques cas de coopération réussis. Ces derniers sont présentés par les responsables des communes marocaines et des mairies françaises : Tanger, Tétouan, Marrakech, Agadir, Figuig du côté marocain. Et Lyon, Isère- Champagne-Ardenne, Marseille et Aquitaine du côté français.
Source : L’Economiste - Hanane Hassi
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