
Des photographies en noir et blanc qui émaillent des textes poétiques pour la plupart traduits de l’amazigh.

L’écrivain et poète marocaine Siham Bouhlal a présenté, jeudi soir à Paris, son nouveau recueil de poésie "Songes d’une nuit berbère ou la tombe d’épines".

L’Etat marocain compte-t-il ou non faire des excuses publiques sur les violations graves des droits de l’homme commises entre 1956 et 1999, comme le recommande l’Instance équité et réconciliation (IER) dans son rapport rendu public le 16 décembre 2005 ? Près de deux années après la fin des travaux de cette commission de vérité, le flou persiste sur cette question, certains considérant que la symbolique du geste est nécessaire pour éteindre la flamme des rancœurs, d’autres considérant que l’ensemble du processus, notamment les auditions publiques des victimes et l’engagement du processus d’indemnisation tiennent lieu à la fois de reconnaissance et d’excuses implicites.

La défense des droits de l’homme n’aura été qu’un sous-thème de la campagne électorale au Maroc, à peine plus visible qu’un générique tel que « la protection de l’environnement », loin, loin derrière les programmes économiques ou la lutte contre l’analphabétisme. La meilleure explication est celle de l’homme de la rue : « Pfff, les droits de l’homme, c’est le roi qui s’en occupe. »

Driss Benzekri était l’un des plus célèbres défenseurs des Droits de l’Homme au Maroc : il fut un opposant au régime du roi Hassan II avant que le roi Mohammed VI l’invite à tenter de "tourner la page" des années de plomb (1960-1999).

Driss Benzekri, décédé dimanche à l’âge de 57 ans, était l’un des plus célèbres défenseurs des Droits de l’Homme au Maroc : il fut un opposant au régime du roi Hassan II avant que le roi Mohammed VI l’invite à tenter de "tourner la page" des années de plomb (1960-1999).

Un colloque international sur les défis de la réconciliation s’est ouvert, lundi soir à Berlin, en présence des représentants d’une cinquantaine de pays dont le Maroc. La participation marocaine est assurée par Driss Benzekri, président de l’Instance Equité et Réconciliation et qui devra exposer l’approche marocaine de la réconciliation et les étapes franchies par ce processus.