
Fattoum Koudama est avocate et membre du groupe parlementaire USFP.

Cinq cents quarante-deux personnes ont obtenu la nationalité marocaine entre 2003 et 2005. C’est ce qu’a annoncé, mercredi, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. Interpellés par les députés de la première Chambre au sujet de "la lenteur dans le traitement des dossiers d’obtention de la nationalité", le ministre a indiqué que le nombre des demandes présentées pour l’obtention de la nationalité marocaine a atteint 79, en 2005, contre 199 en 2004 et 211 en 2003, précisant que sur ce dernier nombre de demandes 207 personnes ont obtenu la nationalité marocaine. La première remarque qui s’impose ici est la chute d’année en année du nombre des demandeurs de la nationalité marocaine.

Les mariages mixtes, presque « à la mode » pendant un certain temps, n’ont pas toujours été vus d’un bon oœil au Maroc où ils sont parfois perçus comme de simples transactions plutôt que comme des unions sérieuses entre deux êtres aux affinités similaires se promettant amour et fidélité pour la vie, et ce ne sont pas les drames qui en découlent qui feront changer cette image.