
La justice espagnole a condamné mercredi deux marocains, Jamal Zougam et Othman El Gnaoui à une peine cumulée de plus de 42.900 ans de prison, comme auteurs des attentats du 11 mars 2004 à Madrid qui ont fait 191 morts et 1856 blessés et acquitté deux autres marocains, les frères Mohammed et Brahim Moussaten.

On se souvient des cas de Mohamed Bakkali et Abderrahim Zbakh, accusés puis innocentés dans le cadre des attentats du 11 mars 2004 à Madrid.

De sources proches de l’audience nationale à Madrid, les accusés marocains dans le cadre des attentats de Madrid, le 11 mars 2004, Jamal Zougam et Abdelmajid Abouchar ont demandé de nouveaux témoins pour étayer leurs versions de faits.

La Commission du 11 mars a révélé que José Maria Aznar, l’ex-président du gouvernement espagnol, détient toujours des documents importants qui lui ont été transmis peu après le 11 mars par la Commission nationale d’investigation. Ces pages dites « secrètes » peuvent inverser les données lors du procès du 15 février à Madrid.

Le Marocain Jamal Zougam, principal accusé dans les attentats terroristes du 11 mars 2004 à Madrid, affirme qu’il a été mis en cause par le Centre national d’intelligence (CNI, espionnage espagnol), pour avoir refusé de collaborer avec les services de renseignement.

Jamal Zougam, le Marocain suspecté d’être l’un des auteurs matériels des attentats de Madrid, le 11 mars 2004, doit passer devant les juges à partir du 15 février 2007. Mais déjà un coup de théâtre secoue la classe politique espagnole et surtout les services de sécurité. Jamal Zougam a impliqué l’ETA en demandant la présence des activistes basques : Gorca Vidal, Irkos Padio Bordi et Hiri Parot, les trois terroristes présumés qui ont été arrêtés 11 jours avant les attaques de Madrid. Décryptage.

C’est dans un immeuble colonial de la kasbah (ville fortifiée) de Tanger, rue Ben Aliyem ("le petit savant"), qu’est né Jamal Zougam le 5 octobre 1973. Devant la façade décrépie de l’appartement, des enfants jouent à la balle dans ce quartier populaire, perché sur les hauteurs de la ville à quelques centaines de mètres de la Légation américaine, une des plus anciennes antennes diplomatiques des Etats-Unis ouverte en 1822.