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Les Marocains de Guantanamo avaient adhéré à Al-Qaïda

16 septembre 2004 - 22h54 - Maroc

Les cinq Marocains arrêtés par les forces américaines en Afghanistan, ex-détenus à la base de Guantanamo sur l’île de Cuba, avaient adhéré au réseau Al-Qaïda, a indiqué mercredi une source judiciaire à Rabat.

Les cinq hommes, dont l’interrogatoire commencé le 7 septembre a pris fin mercredi, doivent être déférés devant la chambre criminelle de Rabat.

"Il a été prouvé, selon les enquêtes, leur adhésion au réseau terroriste Al-Qaïda ainsi que des rapports solides et des contacts divers avec un ensemble de cellules et d’organisations qui ont les mêmes visées terroristes", assure un rapport de la police judiciaire dont l’AFP a pu consulter des extraits.

Parmi les organisations concernées figurent le "Groupe islamique combattant marocain", surnommé les "Marocains afghans", et le "Groupe islamique combattant libyen", précise le rapport.

Les prévenus avaient été remis le 1er août au Maroc par les autorités américaines dans le cadre de "la coopération internationale de lutte contre le terrorisme". Il s’agit de Mohamed Ouzar (24 ans), Mohamed Mazouz (38 ans), Radouane Chekkouri (32 ans), Abdellah Tabarak (49 ans) et Brahim Benchakroun (25 ans),

"Ces personnes ont suivi des entraînements militaires en Afghanistan où elles ont notamment appris le maniement des armes et la préparation des explosifs", selon le rapport de la police judiciaire.

Les cinq Marocains sont poursuivis pour "constitution d’une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes de terrorisme, préparation en vue d’exécuter un projet collectif visant à porter atteinte à l’ordre public, appartenance à une organisation interdite", a indiqué par ailleurs une source judiciaire.

Devant le juge d’instruction, les cinq Marocains de Guantanamo ont nié catégoriquement les charges qui pèsent sur eux, selon cette même source. Ils ont assuré au magistrat qu’ils ne se connaissaient pas, jusqu’à leur arrestation par les forces américaines en Afghanistan à l’automne 2001.

Les avocats de la défense ont réclamé du tribunal la levée de l’état d’arrestation des prévenus, estimant qu’ils devaient comparaître en liberté provisoire.

Un des avocats de la défense, Me Abdefettah Zahrach, a estimé que la justice marocaine est "incompétente" pour juger cette affaire car les "actes reprochés aux mis en cause ont été commis en dehors du territoire national".

Afp - L’intelligent

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