
Le jour de l’Aid el Kebir devient jour férié à Melilla, enclave espagnole au nord du Maroc. La ville va inclure la Fête du Sacrifice dans son calendrier des fêtes religieuses à partir de 2010.

Les prix de logements en Espagne continuent leur baisse et le stock des logements vides ne cesse d’augmenter.

Des centaines de familles marocaines vivent dans l’enclave sans résidence légale. La volonté politique de détourner les lois espagnoles empêche leurs enfants d’être scolarisés.

Comparée à la récession qui frappe l’Espagne, la dynamique que connaît le Maroc fait naître un début de “marocanité” chez les musulmans de Sebta. En quittant la “frontière” d’El Tarajal, bien des automobilistes marocains bifurquent instinctivement à gauche, là où se trouve le marché de Lakhzayen, sorte de hangars tristounets n’offrant aucun attrait pour le touriste nonobstant la proximité de la côte, aménagée à grands frais par l’administration de l’enclave.

Persuadés que “la vie est ailleurs” ou poussés par leur famille, ils prennent la route pour émigrer en Europe. Rencontre avec ces enfants qui veulent “brûler” les frontières… et les étapes.

En février dernier, les autorités de Sebta avaient demandé aux autorités centrales à Madrid de procéder à la suppression des visas pour les Marocains, toutes régions confondues, pour accéder à la ville.

Jeudi soir, un deuxième morceau de la clôture métallique qui sépare l’enclave espagnole de Melilla du Maroc, a été détruit par des vents violents. La clôture s’est effondrée sur une centaine de mètres. Une première partie de 60 mètres s’était déjà effondrée mercredi à cause des intempéries.

Après l’accalmie qui avait suivi le décès de Safia Azizi, écrasée par la foule en novembre 2008, les incidents se multiplient autour du flux quotidien de Marocains vivant du commerce informel entre Melilia et Nador.