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La palmeraie de Marrakech sous la menace écologique

14 novembre 2011 - 11h58 - Maroc

Plantée par la dynastie des Almoravides il y a près de dix siècles, la palmeraie de Marrakech n’a jamais été aussi menacée de son histoire. L’oasis qui s’étend sur près de 16.000 hectares, est rongée par l’extension des zones urbaines.

En vingt ans, la palmeraie de Marrakech aurait régressé de 30%. En plus des hôtels, résidences de luxe et golfs qui épuisent ses ressources en eau, les arbres et les plantations vieillissantes et donc plus vulnérables aux maladies parasitaires, ont fait d’une partie de la palmeraie un cimetière de palmiers agonisant.

Bordée au nord par l’oued Tensift, au sud par la route de Fès, à l’Ouest par la route de Safi et à l’Est par l’Oued Hajjar, la palmeraie de Marrakech, à la faune et flore riches et variées, qui a adouci le climat de Marrakech et fourni une multitude de matières premières aux artisans de la région pendant plusieurs siècles, était symbole de vie et de fécondité pour les Almoravides.

Véritable poumon de Marrakech, cette palmeraie dont les racines préservent le sol et empêchent sa dénaturation, était irriguée par voie souterraine grâce à un système complexe baptisé Khatarat. Aujourd’hui, l’unique Khatarat qui a survécu est réhabilité par les autorités qui ont lancé un vaste programme de sauvegarde et de développement de la palmeraie, visant la plantation à terme de 430.000 palmiers, dont 415.292 ont déjà été plantés.

Un projet d’irrigation des palmiers qui consiste en l’aménagement de forages a également été entamé. La centrale de retraitement des eaux usées opérationnelle depuis 2010, permettra quant à elle la réutilisation des eaux traitées pour irriguer la palmeraie.

Les amis de la palmeraie de Marrakech veulent être sereins quant au devenir des quelques dizaines de milliers de palmiers qui résistent encore, mais les ambitions des promoteurs touristiques et immobiliers pourraient de prendre le dessus.

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