
C’est confirmé. Les H-Kayne ne lâcheront pas l’affaire. Plus vif, plus subtil, le groupe phare de la scène rap marocain revient cet été sur scène avec deux nouveaux singles.

Bigg était programmé pour être parmi les têtes d’affiche des concerts organisés dans le cadre du festival l’Boulevard. Mais, à la surprise générale, il a été déprogrammé à la dernière minute. Nabil Jebbari, manager de Bigg, crie au scandale et menace de recourir à la justice. Quant au rappeur lui-même, il ne décolère pas non plus.

Hicham Belkas, membre du groupe de rap marocain Fnaïre, qui a pris part vendredi et samedi au festival des musiques sacrées du monde, a trouvé la mort dans un accident de la circulation survenu dimanche à Fès. Hicham, 23 ans, a trouvé la mort après son évacuation au service des urgences de l’hôpital Ghassani de Fès. Les trois autres membres du groupe ont été légèrement blessés dans cet accident survenu vers 13h30.

Ils seront des centaines de jeunes et de moins jeunes à se réunir dans les stades du COC et du RUC. Devant eux, sur scène, des dizaines de groupes venus des quatre coins du Maroc chanteront les plus belles de leurs chansons et les plus déchaînés de leurs tubes.

L’esprit de jeunesse, le besoin de rébellion, le sentiment d’appartenance et la création d’une identité ne sont que des prétextes pour se faire de l’argent.

Mohamed Elmalki, alias Masta Flow, membre fondateur du groupe de rap « Casa Crew », et jongleur de mots talentueux et respecté dans la scène de la musique urbaine marocaine, se confie à ALM.

Ils font un tabac aussi bien chez les exclus du derb populaire que dans la jeunesse dorée des quartiers chics. Si le rap et le hip-hop marocain apparaissent de plus en plus comme « la musique de la jeunesse », ce style a par contre d’immenses difficultés à convaincre des maisons de disques et des pouvoirs publics qui hésitent -et ce n’est pas un euphémisme- à cautionner ces expressions inédites de la musique.

Il est énervé, Mobydick. Un peu comme la baleine dont il porte le nom : “Toc Toc, chouf chkoun veut enterrer le rap marocain, le rendre plus underground qu’il ne l’est déjà”, s’insurge en rimes le rappeur rbati, attablé dans un café avec les Slaouis Essofy et Z-One. Les trois rappeurs sont réunis, avec une vingtaine de leurs “confrères” (dont le “faux retraité” tangérois Muslim), dans un projet explosif aux relents insurrectionnels : Mamnou3 f’radio. Une compil’ 100% contestataire, originellement cogitée par Youssef Amerniss, créateur et webmaster du portail Internet Raptiviste.net, avec l’équipe du défunt hebdomadaire L’Espoir citoyen.