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Tourisme : Le Maroc malmené par la Turquie

12 juin 2008 - 18h49 - Maroc

Si l’heure est à l’union entre voisins, en matière de tourisme, c’est chacun pour soi. Aussi, la bataille fait rage entre les différents pays méditerranéens. Le Maroc est confronté à l’offensive des opérateurs canariens. En effet, le profil des îles Canaries, en termes de marchés émetteurs et d’atouts touristiques, en fait une destination concurrente à ne pas négliger, considèrent les observateurs. Car elle partage avec le Maroc une bonne partie de ses marchés prioritaires.

Avec 2,7 millions d’arrivées contre 1,4 million seulement pour le Maroc enregistrées lors du premier trimestre 2008, nos voisins insulaires affichent clairement leur suprématie. D’autant plus que leur taux de croissance est toujours en progression soit 7% de plus que l’année dernière à la même date.

Le Maroc a tout intérêt à doubler d’effort afin de fidéliser sa clientèle habituelle car les émules se font nombreux. Mis à part les îles Canaries, il faut compter la Tunisie, l’Egypte, la Turquie, la Croatie et Chypre. Malgré l’importante régression qu’a connue le marché national au mois de février dernier (10% de baisse de réservation), il s’est vite rattrapé et a enregistré une progression de 16% par rapport à l’année dernière à la même date. Le taux de croissance chez nos voisins tunisiens est beaucoup plus bas que le nôtre, il tourne autour de 6% seulement. La Tunisie affiche un million de touristes, pendant le premier trimestre 2008, se rapprochant ainsi du marché national. Mais en termes de revenus, les Tunisiens sont loin derrière. Le Maroc a réalisé 1 milliard d’euros de recettes contre 277 millions pour les Tunisiens.

La concurrence devient, par contre, beaucoup plus rude, lorsqu’on se frotte au mastodonte turc. La Turquie mène la course avec ses 3 millions de touristes contre 2,5 l’année précédente avec un taux de croissance musclé, près de 15%. Pour suivre la cadence, le Maroc se doit de peaufiner ses prestations pour fidéliser sa clientèle et en gagner une nouvelle.

Source : L’Economiste - Amira Khalfallah

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