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Agée de onze ans, elle a été enlevée puis violée par trois individus

10 janvier 2003 - 15h38
Agée de onze ans, elle a été enlevée puis violée par trois individus

Mardi 17 décembre 2002. Il est 18 heures, l’école Yaâcoub Manssour à Anassi (Casablanca) ouvre ses portes pour la sortie des élèves. Une foule de parents attend leurs enfants. C’est une image quotidienne qui n’a rien de particulier.

Mais dans cette foule amassée devant la porte, il n’y avait pas que les parents ou proches d’élèves. Un homme aux attitudes bizarres s’est mêlé à ce groupe de gens. Il surveille de très près une petite fille qui revenait toute seule chez elle, comme elle avait toujours l’habitude de faire. Il s’approche d’elle, un couteau enfoui dans une manche et se jette sur elle, lui ordonnant de le suivre sans attirer l’attention. Kaoutar n’a que 11 ans et n’a pu se défendre contre cet étranger corpulent qui la traînait vers un endroit inconnu.
A 400 mètres de l’école, il s’arrête devant un immeuble dont la porte était entrouverte. Il pousse la petite fille à l’intérieur où deux autres individus, portant des cagoules, l’attendaient. C’est un piège bien préparé contre une enfant qui n’a même pas idée du châtiment que ces trois individus ont décidé de lui infliger. Pendant 20 minutes, Kaoutar sera violée à plusieurs reprises par trois individus sans pitié. Ses agresseurs la libèrent, ensuite, sous la menace de la tuer si elle les dénonce.
Kaoutar rentre chez elle en silence et ne parle pas de ce qui vient de lui arriver. Elle ne révélera rien pendant trois jours avant que sa mère ne remarque son état inhabituel. C’est là que Kaoutar se sent contrainte de raconter à ses parents le drame épouvantable qu’elle a vécu.
Sans attendre une minute, ses parents l’accompagnent à l’hôpital de Sidi Bernoussi. Le certificat médical atteste d’un viol caractérisé. La crainte des parents double d’intensité d’autant plus que les agresseurs de leur petite fille l’ont menacé de se venger. Les parents de Kaoutar se dirigent vers la police pour déposer une plainte. Un PV est dressé sur la base du récit que raconte la petite victime. Ensuite la police se rend au lieu du viol.
Depuis ce jour-là, les parents de kaoutar vivent un cauchemar quotidien. Son père, peintre, a laissé tomber son travail provisoirement pour partir à la recherche de cet homme qui n’avait pas de cagoule sur le visage et qui, selon la description de sa fille, portait une grosse cicatrice au cou. Il a erré dans les rues et ruelles avec le seul but de retrouver cet individu qui a fait du mal à sa fille.
A plusieurs reprises, nous raconte le père de la victime, la police a fait appel à lui et à Kaoutar pour venir au commissariat identifier des suspects. Mais, aucun n’était l’homme recherché. Depuis, rien de nouveau dans cette affaire pour laquelle la police ne concède pas l’intérêt qu’elle mérite.
Kaoutar et ses parents endurent un véritable calvaire dans la crainte quotidienne que les agresseurs reviennent se venger. C’est pour cela que le père de Kaoutar ne la quitte plus d’une semelle. Il l’a conduit jusqu’à la classe et l’accueille à la fin de chaque journée.
L’inquiétude du père de Kaoutar est partagée par l’ensemble des parents d’élèves craignant que leurs enfants deviennent des victimes potentielles. L’association de parents d’élèves de l’école Yaâcoub Manssour serait en instance de déposer une plainte unanime aux autorités.
L’insécurité a pris de l’ampleur à Anassi où, semble-t-il, bon nombre de mineurs ont été violés. La recrudescence d’actes criminels enfonce la cité casablancaise dans une angoisse suffocante. Certains, comme le père de Kaoutar, ont même pris la décision de quitter Anassi.

Leila HALLAOUI

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