
Un ressortissant étranger a été arrêté pour pédophilie sur une mineure de 16 ans à Marrakech.

Le prévenu a été reconnu coupable de nombreux viols commis sur sa nièce, en Belgique et dans son pays d’origine, le Maroc, entre le 12 avril 2004 et le 29 juin 2007. L’enfant était âgée de 12 ans au moment des premiers abus.

Sombre affaire pour la Suisse que celle qui se trame en ce moment à Marrakech, au Maroc. Selon nos informations, un Fribourgeois, établi dans cette ville depuis plusieurs années, a été arrêté cette semaine par la police. L’homme est suspecté d’exploitation sexuelle d’enfants à des fins commerciales. La justice marocaine, qui l’a déjà auditionné une première fois, poursuit son enquête. Pour l’instant, la présomption d’innocence reste donc entière.

Les jurés de la cour d’assises de Liège ont reconnu mardi un homme de 40 ans, Abdallah Aït Oud, coupable de l’assassinat et du viol des petites Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, deux ans jour pour jour après la disparition des fillettes.

"Je devais avoir six ans quand il a commencé. Et puis, il a voulu continuer quand je suis revenue du Maroc. À l’époque, je devais avoir 15 ans ; j’avais grandi et je ne trouvais pas ça très normal..."

Il est présumé innocent, mais il est également le seul suspect pour l’assassinat de Stacy (7 ans) et Nathalie (10 ans), les deux fillettes liégeoises enlevées et violées, au moins pour la seconde, au mois de juin 2006 en Cité ardente. Dès lundi, il répondra de cela aux assises de Liège. Mais qui est donc Abdallah Ait Oud ?

Le mariage précoce pose toujours problème. En 2006, les juges ont accepté 90% des demandes de mariage de mineures. Ainsi, 12 % des filles âgées entre 15-19 ans ont le statut d’épouse au Maroc. Une tendance bien inquiétante. Déjà en 2005, devant l’ampleur du phénomène, le Groupe de la Coalition sociale a saisi le ministre de la Justice.

Studieuse, brillante, elle est la fierté de ses parents et de ses professeurs dans son lycée d’El Youssoufia, petite ville phosphatière aux allures de grosse bourgade poussiéreuse, à mi-chemin entre Marrakech et Safi. Cette année, la première de son baccalauréat en sciences économiques, Khansaa Sabraoui a obtenu un 16 de moyenne générale. Mais, sous ses airs d’élève assidue et d’adolescente bien rangée, elle porte un terrible poids sur ses frêles épaules. Celui de son passé, d’une enfance violentée. Cela fera bientôt 6 ans que Khansaa est rentrée de France, mais le souvenir du calvaire qu’elle y a vécu durant plus d’une année et demie n’est pas près, en effet, de s’effacer de sa petite mémoire meurtrie.