
Brahim Sbaalil, militant du CMDH (Centre marocain des droits humains) a vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée ce mardi.

Un recours du correspondant d’Al Jazeera au Maroc, Hassan Rachidi, contre le retrait de son accréditation, a été rejeté par la justice marocaine ce lundi 28 juillet.

Hassan Rachidi, directeur d’Al Jazeera à Rabat et Brahim Sbaalil, membre du CMDH, ont été condamnés chacun à une amende de 50.000 dirhams pour leurs déclarations sur les évènements de Sidi Ifni.

Brahim Sballil, membre du CMDH, a été condamné à six mois de prison pour ses propos sur les incidents de Sidi Ifni.

Le tribunal de première instance de Rabat a décidé de reporter au 4 juillet le procès du directeur du bureau d’Al Jazeera à Rabat. Hassan Rachidi qui a comparu hier en état de liberté doit répondre du chef d’accusation de diffusion de fausses informations sur les événements de Sidi Ifni dont le décès de huit personnes.

Le Maroc aurait-il rejoint l’Arabie Saoudite ou l’Algérie au rang des pays qui entretiennent des relations exécrables avec Al Jazeera ? Au regard des derniers tracas de la chaîne de Doha avec les autorités marocaines, il est permis de le penser. Al Jazeera, dont les émissions sont très suivies de Tanger à Sidi Ifni, est devenue une sorte de “the talk of town”. Depuis quelques semaines, un bras de fer politico-juridique se joue, et aucun des deux protagonistes ne semble prêt à lâcher prise.

Le directeur marocain du bureau de Rabat de la chaîne TV Al Jazeera à Rabat, Hassan Rachidi, a été inculpé vendredi pour "diffusion d’une fausse information" et s’est vu retirer son accréditation. Son procès, ainsi que celui d’un cadre d’une association des droits de l’homme, débutera le 1er juillet devant un tribunal de première instance de Rabat.

Le Maroc a demandé lundi à Al-Jazeera de présenter des excuses publiques après l’annonce samedi par cette chaîne de télévision que plusieurs manifestants avaient trouvé la mort lors de violents incidents à Sidi Ifni.