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La franc-maçonnerie fleurie au Maroc

8 avril 2011 - 08h00 - Maroc

Fascinante et intrigante à travers le monde, la franc-maçonnerie au Maroc n’a jamais vécu dans la clandestinité. Driss Basri, l’ex ministre de l’intérieur, et Ahmed Reda Guedira, ex conseiller de feu Hassan II, ou encore Moulay Ahmed Alaoui, un autre puissant vizir, n’ont jamais caché leur appartenance à cette confrérie.

Une enquête publiée cette semaine par Jeune Afrique, revient sur l’histoire de la franc maçonnerie en Afrique et notamment au Maroc, où cette confrérie qui regroupait sultans, nationalistes et juifs marocains, aurait implanté sa Loge Maçonnique à Tanger dès 1867.

La franc maçonnerie qui aurait été un rempart face à la montée de l’islamisme au Maroc, explique Jeune Afrique, compte environ 200 membres, répartis en trois loges : la Grande Loge du Royaume du Maroc (GLRM, indépendante), la Grande Loge du Maroc (GLM) et la Grande Loge Régulière du Royaume du Maroc (GLRRM).

Après un passage à vide de plusieurs années, les travaux maçonniques ont repris de plus belle depuis le 15 juin 2000 à Marrakech, grâce à la Grande Loge Régulière du Royaume du Maroc.

Le grand maître de la GLRM, Bouchaïb El Kouhi, ingénieur de son état, indique ainsi que sa loge recrute 15 nouveaux frères chaque année, à l’occasion de cinq ateliers organisés à Rabat, Casablanca, Fès, Marrakech et El Jadida.

Le juriste et grand maître de la GLRRM, Saâd Lahrichi, affirme quant à lui que sa confrérie n’est pas dans une "logique de recrutement à tout prix", au risque de verser dans la médiocrité "loin des valeurs morales qu’ils prônent".

Aujourd’hui, les francs-maçons marocains cultivent beaucoup de secrets autour de leur existence. Ils prétendent militer pour un Maroc meilleur et sont censés s’enrichir mutuellement. Au lieu de cela, ils sont devenus un "cercle de réflexion élitiste" estime ainsi un jeune médecin marocain, franc-maçon convaincu.

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