
Le mouvement « Daba 2012 pour tous » auquel se sont joint plus de 450 associations et des centaines de personnalités, cadres et acteurs de la communauté marocaine à l’étranger, a organisé le 26 septembre 2009 à Paris sa première réunion.

Sur quelques 4000 immigrés en Espagne ayant demandé à bénéficier du programme de retour volontaire espagnol, seul 2 demandes de marocains ont été enregistrées.

Une semaine après sa mise en œuvre, l’opération retour, initiée par le gouvernement espagnol pour inciter les chômeurs à retourner dans leur pays d’origine, a déjà "séduit" 256 personnes.

L’Espagne et le Maroc entretiennent des rapports migratoires particuliers formalisés par des accords de main d’oeuvre saisonnière, notamment dans le secteur agricole. Ces accords, remis en cause aujourd’hui par l’opinion publique espagnole et qui menacent les immigrés réguliers, constituent pourtant un moyen de décourager l’immigration clandestine.

Diego Asensio, sénateur et secrétaire général du PSOE (parti socialiste espagnol) vient de déclarer que plus de 7000 personnes seraient "éligibles" au plan de retour présenté par les autorités espagnoles.

Selon une étude publiée lundi et menée par l’Association des travailleurs et immigrés marocains en Espagne (ATIME), 87% des chômeurs marocains en Espagne réclament de 20.000 à 300.000 euros chacun pour renoncer à leurs papiers.

Chômage, crise économique, plan de retour volontaire, déclarations “xénophobes”… Les immigrés marocains en Espagne vivent une dure période “l’Eldorado”. Détails. “Nous lançons un appel à tous les démocrates, à la société civile, et aux défenseurs de l’égalité et de la liberté pour faire face aux croisades menées par certains politiciens contre les immigrés, des gens qui viennent en Espagne à la recherche d’une vie meilleure.”

Quatre cents personnes étaient présentes dimanche 6 juillet à Murcie pour dénoncer la campagne menée contre les immigrés marocains. Le ministre de l’Intérieur espagnol, est attendu au Parlement pour fournir des explications.