
Les contre-performances boursières de 2008 (-13,48%) sont à la base de la diminution du montant des investissements étrangers de la Bourse de Casablanca. C’est ce qui ressort, en substance, du désormais traditionnel état du CDVM, recensant toutes les informations concernant les investisseurs.

Crise, encore et toujours. Les opérateurs économiques marocains n’en finissent pas de l’examiner sous toutes les coutures. La thématique a encore constitué le fil conducteur de la conférence-débat organisée, jeudi 18 décembre, par l’Association des MBA du Maroc. « L’économie marocaine saura-t-elle résister à la crise financière ? Certains discours officiels rassurent alors que les opérateurs sont plus pessimistes.

Ralentissement des exportations, tassement des recettes touristiques, quasi-stagnation des IDE et des transferts des MRE ! Ce seront là, en gros, les répercussions de la crise financière sur l’économie marocaine à court et moyen termes.

« Dire que l’on est à l’abri de la crise internationale est un non-sens… mais cela ne veut pas dire que le Maroc va déprimer ». La phrase lâchée par le Pr. Habib El Malki donne le ton. C’était dans les coulisses de la 19e rencontre annuelle du Centre marocain de conjoncture (CMC) avec les entreprises partenaires (BMCE Bank, Banque Populaire, OCP, Maroc Telecom, CDG, CNIA Assurance, RAM, Addoha, CNSS, OFPPT, Fédération des PME, OMP et L’Economiste).

Selon une enquête de l’Echo, quotidien belge, le Maroc fait partie des dix pays qui résistent actuellement à la crise économique mondiale auprès de la Chine, du Brésil, de l’Arménie, de la Thaïlande, de la Corée du Nord, de la Roumanie, de l’Iran, de la Malaisie et des Emirats Arabes Unis.

La croissance marocaine ne se dément pas et devrait atteindre 6,5% en 2008 selon le Fonds monétaire international (FMI). La Bourse de Casablanca a perdu moins de 6% depuis le début de l’année. Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale du Maroc, donne les clés de cette résistance.

Selon une note publiée par le Centre marocain de conjoncture (CMC), le Maroc perdra certainement de 1,5 à 2 points de croissance suite à la crise financière que connait le monde actuellement.

Une économie qui investit est une économie qui va bien. C’est l’idée qu’a défendue Salaheddine Mezouar, ministre des Finances et de l’Economie, au conseil de gouvernement du jeudi 18 septembre 2008. Les chiffres sont là pour réconforter cette thèse. Le montant total des investissements approuvés par la Commission interministérielle compétente s’élève à 16,1 milliards de DH. Au total, ce sont quelque 23 projets qui ont été validés. Précisons que seuls les projets dont le montant dépasse 200 millions de DH sont traités au niveau de cette commission.