
Le Centre marocain de conjoncture (CMC) estime que la croissance en 2009 devrait s’établir à 5,2% et ce, uniquement si la crise économique mondiale se stabilise à son niveau actuel. Dans le cas contraire, la croissance devrait chuter à 4,8%.

Le Maroc devrait connaitre un taux de croissance de 5,4% en 2009 indique la dernière lettre de conjoncture du Centre Marocain de Conjoncture (CMC).

« Dire que l’on est à l’abri de la crise internationale est un non-sens… mais cela ne veut pas dire que le Maroc va déprimer ». La phrase lâchée par le Pr. Habib El Malki donne le ton. C’était dans les coulisses de la 19e rencontre annuelle du Centre marocain de conjoncture (CMC) avec les entreprises partenaires (BMCE Bank, Banque Populaire, OCP, Maroc Telecom, CDG, CNIA Assurance, RAM, Addoha, CNSS, OFPPT, Fédération des PME, OMP et L’Economiste).

Selon une note publiée par le Centre marocain de conjoncture (CMC), le Maroc perdra certainement de 1,5 à 2 points de croissance suite à la crise financière que connait le monde actuellement.

Une fois n’est pas coutume. Le Centre marocain de conjoncture s’inscrit en porte-à-faux aux prévisions de croissance du Haut commissariat au plan et du ministère de l’Economie et des Finances. Là où le HCP prévoit un taux de croissance de 6,2% ou encore le département de Mezouar, 6,8%, le CMC table sur 5,7% pour l’année 2008. Si les prévisions du Plan ne sont pas trop différentes de celles du CMC, l’écart avec le ministère de l’Economie et des Finances (1,1 point) donne à penser que les indicateurs ne sont pas les mêmes. Comment en arrive-t-on à de telles différences ? Querelle de chapelle !

Un taux de 6,8% qui passe à 6,1% puis à 5,4 % : les prévisions de croissance pour 2008, avancées respectivement par le ministère des finances, le Haut commissariat au plan (HCP) et, tout récemment, le Centre marocain de conjoncture (CMC), paraissent s’inscrire inexorablement à la baisse, à mesure que se précisent les contours de l’activité économique pour cette année.

Quelle dynamique de relance pour l’économie nationale ? Le libellé de la question du Centre marocain de conjoncture (CMC), soumis aux experts présents à son séminaire tenu hier à Casablanca dans le cadre de son Cycle des affaires, fait débat. Tant mieux. Car « le CMC se place dans une logique de regards croisés, ce qui ne veut pas dire forcément regards divergents », décrypte d’entrée Larbi Jaïdi, un des experts du centre. L’essentiel, a-t-il rappelé, c’est de réfléchir sur les outils de diagnostic à même de mener à terme ce débat.

Est-ce qu’un vent nouveau soufflerait sur les transferts traçables des MRE ? A peu de choses près, c’est à cette question que les experts du Centre marocain de conjoncture (CMC) se sont attelés à répondre. Dans sa lettre mensuelle de janvier qui vient de paraître, le CMC traite de l’investissement des MRE. Il y répertorie les petits investissements, n’excédant pas 500.000 DH et peu créateurs d’emplois, moins de 10. Le mérite des enquêteurs, c’est de zoomer sur les nouvelles niches. Ils parlent « de mutation importante » dans l’acte même d’investir des MRE. Dans quel secteur investissent-ils ?