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Le système informatique et les licences du logiciel utilisé par le département des ressources humaines du ministère marocain de la Santé sont piratés, d’après le quotidien Al Massae.

L’humoriste marocain Gad Elmaleh, qui se produit au Complexe Al Amal, à Casablanca depuis mercredi et jusqu’à vendredi, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue mardi à Casablanca, que sans Derb Ghalef, paradis du piratage casablancais, il n’aurait pas été aussi célèbre au Maroc.

Un CD contenant des situations anecdotiques et des discours du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi bat tous les records de vente au paradis du piratage de Casablanca, Derb Ghalef.

Célèbre "paradis du piratage", la réputation de Derb Ghallef, le souk des nouvelles technologies casablancais, n’est plus à faire. Des produits électroniques au matériel informatique, en passant par les contrefaçons de célèbres marques, Derb Ghallef est à jour avec les marchés européen et américain.

Décor du paysage urbain, les vendeurs de DVD sont les derniers maillons d’un système d’approvisionnement bien organisé. Téléchargement, copie, distribution… Tour d’horizon.

Une ambiance étrange régnait sur la joutya de Derb Ghallef ces deux dernières semaines. Les étalages croulant sous les DVD piratés de films, disques et logiciels avaient quasiment disparu. En lieu et place, on proposait des... produits d’origine. Désormais, il faut le demander expressément pour que l’on vous sorte de derrière le comptoir le bac des produits illégaux.

Qu’est-ce qui peut bien pousser la Confédération patronale à s’intéresser au fonctionnement de l’économie informelle, au point de commanditer une étude sur le marché de Derb Ghalef ? Posée comme cela, la question peut paraître banale. Mais quand on connaît ce qui fonde la démarche de la CGEM, on se rend compte que l’objectif visé est autrement plus important. Dès lors, se pose la question de pertinence quant à la démarche de cette étude, même si, par ailleurs, elle est menée par d’éminents économiste (Rajaa Mejatti Alami, consultante), sociologue (Jamal Khalil CM2S) et chercheur (Fatima Aït Mous, CESEM).

Le cliché est bien ancré : Derb Ghallef est l’antre de l’informel. Pourtant, la réalité semble bien différente. Le souk casablancais est un véritable carrefour où se croisent les circuits formels et informels. Clientèle et fournisseurs sont souvent issus de circuits de distribution structurés, les paiements sont parfois adossés au système bancaire et la moitié (au moins) des commerçants sont même connus du fisc, puisqu’ils s’acquittent de la patente. Autant de frontières floues entre l’économie formelle et informelle que pointe une étude socio-économique, à paraître sur la revue Economia. Bonnes feuilles résumées.

A Casablanca et un peu partout au Maroc, la joutya de Derb Ghallef est connue de tous. Mais il y a cependant deux chiffres sur lesquels personne, pas même les autorités, ne peuvent se prononcer avec exactitude : le nombre d’échoppes et de commerçants exerçant régulièrement dans ce marché et le chiffre d’affaires réalisé par ces commerces. Différents recensements ont été effectués ces dernières années. Le dernier remonte tout juste à une année.
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