
Au Maroc les artistes sont-ils maudits ? Au sein d’un star-système littéralement « en panne », leur existence est loin d’être parsemée d’étoiles et de paillettes. Entre absence de promotion, défaillance de la règlementation, manque d’investissements privés et omniprésence étatique, il est quasiment impossible de produire de vraies vedettes, surtout dans le domaine de la comédie.

Les huit sages du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) ont tenu leurs « promesses ». La décision d’attribution des licences télé et radio a atterri le 23 février à Rabat.

Le groupe Lagardère, leader mondial dans les médias, souhaite créer une radio musicale sur une fréquence FM au Maroc.

C’est le 31 juillet que la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) devait se prononcer officiellement sur la recevabilité juridique des demandes de licences audiovisuelles et ce n’est que le 11 août que la deuxième vague de libéralisation entrera dans sa phase d’appel d’offres.

Depuis 2005, c’est la 10e décision de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) qui vise une publicité. Sa dernière jurisprudence n°16-08, datant du 26 mai, ordonne « l’arrêt immédiat » de diffusion du spot lancé par Méditel sur les deux chaînes publiques, 2M et la SNRT. Celui-ci fait la promotion des services d’Internet mobile 3G.

La décision vient tout juste d’être prise par les Sages de la HACA et devrait être rendue publique dans les prochaines heures. Une publicité de Méditel va être interdite d’antenne.

La chaîne de télévision Al Jazeera du Qatar a annoncé mardi que les autorités marocaines avaient décidé d’interdire la diffusion depuis Rabat de son journal d’informations maghrébines. "Notre bureau à Rabat a été notifié qu’il lui était interdit, à compter de ce jour, de diffuser" le journal d’informations maghrébines, confectionné dans la capitale marocaine, a déclaré à l’AFP un responsable de la rédaction d’Al Jazeera à Doha.

Les radios privées marocaines, qui viennent de souffler leur première bougie, ont redonné une nouvelle jeunesse à ce média longtemps sclérosé, mais elles paient parfois cher leur liberté de ton. "L’ouverture des ondes a permis de libérer la parole et aujourd’hui les auditeurs peuvent choisir les sujets et la langue qu’ils désirent", assure Younès Boumehdi, directeur de Hit Radio, une station musicale très en vogue chez les moins de 30 ans avec 600.000 auditeurs quotidiens.
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