
Le Maroc et l’Unicef ont signé un programme conjoint de 3 millions de dollars pour la lutte contre la mortalité maternelle et infantile dans le Royaume. L’accord a été signé lundi lors de la présentation du rapport 2008 d’UNICEF sur la situation des enfants dans le monde.

Ils sont 150 jeunes et moins jeunes à vivre une situation d’errance au port de Tanger. Un chiffre promis au double à terme, si des actions d’accompagnement ne sont pas diligentées. Il résulte d’une enquête menée par l’Unicef en coordination avec l’Institut national d’action sociale, INAS. L’étude, qui devait être présentée hier mercredi 25 juin à Tanger, s’assigne pour objectif d’apporter un éclairage sur ces enfants qui cultivent le projet de traverser un jour le détroit. Leur présence au port ne peut laisser indifférent, tant leur condition de précarité est dramatique. Ils squattent les môles et autres aires de stockage et stationnement dans l’ultime dessein d’émigrer dans une remorque ou sous les essieux d’un bus.

Moins de grossesses, mais plus de bébés en bonne santé. En revanche, chaque année au Maroc, 1.500 femmes décèdent en donnant la vie, 200.000 accouchements se font sans l’assistance de personnel formé et 16.000 bébés meurent avant d’atteindre l’âge d’un mois.

Le bureau de l’UNICEF au Maroc a estimé mardi que le Royaume chérifien a accompli des progrès notoires en matière des droits de l’enfant notamment dans les domaines du droit à la protection, à l’éducation et à la santé.

Le Maroc a été cité, par l’UNICEF, parmi les pays ayant réalisé des progrès spectaculaires en matière de lutte contre la mortalité infantile, pour avoir réduit de plus d’un tiers le taux de décès des moins de cinq ans.