
Après 15 ans à travailler dans le droit chemin, Samir a décidé de mettre son expérience de la vente dans le trafic illégal de marchandises. Difficulté de trouver un emploi, scolarisation peu encadrée par les enseignants et peu suivie par les familles, ghettoïsation des banlieues : autant de raisons qui provoquent, chez certains jeunes, malaise identitaire, exclusion sociale et fuite dans la délinquance.

Le système financier espagnol est en état de choc. Les autorités espagnoles ont découvert, mardi 15 juillet 2008, le plus vaste réseau de blanchiment d’argent et de fraude fiscale, qui impliquerait une soixantaine de personnes dont des hommes d’affaires et des patrons de cabinets de conseil. Le réseau aurait des ramifications importantes au Maroc, notamment à Asilah, où les éléments de la Brigade financière espagnole, se retrouvent actuellement pour des compléments d’enquête. La police espagnole fait état dans son rapport d’enquête d’un montant blanchi de l’ordre de 200 millions d’euros.

C’est assurément le quartier commercial le plus animé du Maroc. Son chiffre d’affaires est difficile à déterminer, mais il est estimé en milliards de DH. Pas facile non plus de dénombrer les différents commerces qui opèrent dans ses inextricables dédales. Mais une chose est certaine : ce quartier résume à lui seul tous les maux dont souffre la capitale économique du Royaume.

L’un des premiers constructeurs de matériels informatiques au monde est plus que jamais déterminé à mener la guerre à la contrefaçon frappant ses produits. Ce combat, longtemps mené sur les plateformes et hub de dispatching, est aujourd’hui porté par les bureaux régionaux les plus importants de HP. C’est le cas depuis quelques temps chez HP Maroc où une équipe dédiée et dirigée par Aziz Bennis, responsable département consommables, traque les contrefacteurs.

« Les gens sont toujours sur votre dos pour essayer de vous vendre quelque chose à des prix exorbitants, à croire qu’ils nous prennent pour des pigeons au portefeuille bien gras ». C’est le commentaire laissé sur internet par un touriste de passage à Marrakech.

Les douanes espagnoles ont annoncé, jeudi, la saisie au port d’Algesiras, de six conteneurs d’articles de contrefaçon chinois d’une valeur de 200 millions d’euros, dont le Maroc était la destination déclarée.

Qu’est-ce qui peut bien pousser la Confédération patronale à s’intéresser au fonctionnement de l’économie informelle, au point de commanditer une étude sur le marché de Derb Ghalef ? Posée comme cela, la question peut paraître banale. Mais quand on connaît ce qui fonde la démarche de la CGEM, on se rend compte que l’objectif visé est autrement plus important. Dès lors, se pose la question de pertinence quant à la démarche de cette étude, même si, par ailleurs, elle est menée par d’éminents économiste (Rajaa Mejatti Alami, consultante), sociologue (Jamal Khalil CM2S) et chercheur (Fatima Aït Mous, CESEM).

Pour qui tient à sa tranquillité, mieux vaut fuir ces lieux dits de convivialité « infestés » par les vendeurs à la sauvette. Le terme n’est pas exagéré. Pour s’en convaincre, il suffit de s’accouder au zinc d’un des troquets du centre-ville, à Casablanca, à l’heure du coup de feu. Montre en main, pas moins de quinze incursions de vendeurs à la sauvette en trente minutes. Si au moins ils proposaient leur marchandise puis passaient leur chemin, mais ils s’incrustent, n’hésitent pas à interrompre les conversations, et ne décampent qu’en désespoir de cause.