
Avec le nouveau Code de la famille, le Maroc ne cesse de découvrir de nouvelles facettes de sa société. Par exemple ? Eh bien, les enlèvements d’enfants. Ce phénomène concerne principalement les couples de Marocains résidant à l’étranger et les couples mixtes. L’affaire que traite depuis le début du mois de juin, un tribunal de Casablanca est donc loin de constituer une bizarrerie. C’est celle de Larbi, émigré établi en Italie.

Elles sont de plus en plus de femmes à préférer le divorce à un mariage tronqué. Quitte à supporter le regard peu amène que porte sur elles la société. L’histoire d’amour de Dalila et Saïd a commencé devant la porte du lycée, pour durer quelques belles années et se concrétiser par un mariage.

Mixte ou pas, le mariage d’un Marocain expatrié est tout sauf une simple formalité. Capacité, acte adoulaire, transcription du mariage (sur les registres consulaires du pays d’accueil quand le mariage a été célébré à l’étranger)…

Une centaine d’associations et d’acteurs associatifs MRE, a fait appel à l’arbitrage royal, pour débloquer le dossier de la création du Conseil supérieur des Marocains résidant à l’étranger. Ces MRE souhaitent que l’approche adoptée pour la Moudawana, soit reprise pour leur Conseil supérieur. Les MRE ne veulent pas rater l’occasion historique que présente leur Conseil supérieur.

En dépit de difficultés relatives à son application, le Code de la famille a enregistré depuis son entrée en vigueur en 2004 un bilan satisfaisant et les résultats dégagés dans tous les domaines en témoignent. C’est ce qu’a déclaré mercredi dernier Mohamed Bouzoubâa ministre de la Justice, devant la Chambre des représentants.

Avec le recul de l’âge du mariage et l’augmentation du nombre de célibataires, de plus en plus de jeunes passent à l’acte mais la relation reste déséquilibrée. A peine 50% des jeunes utilisent des moyens contraceptifs. Le logement économique a aidé les jeunes en leur donnant accès à la location de lieux sécurisants pour des rencontres amoureuses.

Invitées à un débat dans une librairie à Strasbourg, trois Marocaines ont témoigné de leur engagement en faveur de l’égalité des sexes dans leur pays.

Un sondage d’opinion réalisé par le HCP auprès de 3.700 familles a révélé que 65 pc des ménages marocains seraient au courant de la promulgation du code de la famille.

Femmes Meilleur accès des filles à l’éducation, arrivée massive sur le marché du travail, recul de l’âge du mariage, régression de la polygamie, baisse du taux de fécondité, plus grande diffusion des moyens de contraception... Des avancées importantes qui ont changé la vie des Maghrébines. Du Maroc à la Tunisie, en passant par l’Algérie, cette amélioration s’est souvent accompagnée d’une évolution de leur statut juridique. Mais il reste beaucoup à faire, notamment pour faire évoluer les mentalités..

La crise idéologique qui accompagne la transition vers la modernité frappe à l’échelle mondiale. Mais il semblerait qu’avec les projecteurs du monde entier braqués sur le monde arabo-musulman, elle soit porteuse de sens versatiles. Alors quelle portée donner à la révolution démographique du Maroc, pays d’exception dans cet ensemble hétérogène ?
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