
L’ancien premier ministre Driss Jettou a été désigné jeudi président de la Cour des Comptes par le Roi Mohammed VI, succédant ainsi à Ahmed Midaoui, à la tête de l’institution depuis 2003.

Khalid Alioua, ancien PDG du Crédit Immobilier Hôtelier (CIH), a été arrêté vendredi et placé à la prison Oukacha, sur ordre du juge d’instruction de la Cour d’appel de Casablanca.

Taoufik Ibrahimi, ancien PDG de la Comanav, a été arrêté par la police judiciaire. L’homme est soupçonné par la Cour des Comptes de détournement de fonds lors de son mandat à la tête de la compagnie maritime, dont il avait mené le processus de privatisation en 2007.

Abdelhanine Benallou, l’ex directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA) (2003-2010) a été arrêté mercredi, suite à une décision du juge d’instruction près la cour d’appel de Casablanca.

Sur les soixante compagnies aériennes internationales représentées au Maroc, seules vingt d’entre elles déclarent leurs taxes aéroportuaires, révèle la Cour des Comptes dans son dernier rapport.

L’ex directeur général de l’Office national des aéroports, Abdelhanine Benallou, et son ancien directeur de cabinet, Ahmed Amin Barkallil, ont tous deux étés interdits de quitter le territoire.

Le délai de déclaration du patrimoine pour les responsables marocains a été arrêté à mai 2010. A cette date, tous devront avoir déclaré l’ensemble de leur patrimoine.

« Des signaux positifs, mais insuffisants ». C’est, en substance, ce qui ressort du rapport de Transparency Maroc pour l’année 2008 présenté, samedi dernier, lors de sa 13e assemblée générale. Ces signaux sont matérialisés par l’instauration de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) et par la publication des textes relatifs à la déclaration du patrimoine. Mais la tendance marquante demeure la confirmation d’une corruption endémique qui prospère à l’abri « d’une impunité entretenue par les pouvoirs publics », selon le rapport.

Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, n’a pas du tout digéré, et le mot est faible, que la Cour des comptes remette en cause certains choix sur la politique des infrastructures autoroutières. Parmi les griefs relevés par les auditeurs de la Cour, le fractionnement en plusieurs lots des marchés des autoroutes. Cela aurait entraîné des coûts supplémentaires, relèvent les auditeurs de la Cour des comptes.

En 2004, la RATP a voulu se donner des frissons. S’aventurer loin de la banlieue parisienne et répondre à des appels d’offres exotiques. Ce qui l’a conduit à exploiter des bus au Maroc. Résultat, selon un document interne à la Régie : un magnifique fiasco de plusieurs millions d’euros.
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