
La Princesse Lalla Amina, sœur de feu Mohammed V, est décédée à Meknès lundi matin, a annoncé un communiqué du ministère de la Maison Royale.

Le Ministère de la Maison royale vient d’annoncer la disparition, dans l’après-midi de ce mercredi, de Lalla Bahia, épouse de feu SM Mohammed V et mère de SAR la Princesse Lalla Amina.

Le plus vieux détenu politique du Maroc, qui a goûté au cachot sous les trois souverains chérifiens, savoure à 73 ans au pied des montagnes du Moyen-Atlas à Béni Mellal, la liberté qu’il vient de recouvrer le 4 avril à la faveur d’une grâce royale. "Je ne mérite pas la grâce royale car je n’ai commis aucun délit. Une grâce royale après huit mois de détention, c’est une humiliation. Les autorités ont dû classer mon dossier sous la pression internationale", affirme Mohamed Bougrine, ce militant de gauche de 73 ans.

Les juifs du Maroc ont affirmé jeudi « leur éternelle reconnaissance » envers le sultan Mohammed V, grand-père de l’actuel roi Mohammed VI, pour la protection de leur communauté pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Maroc commémore, ce dimanche 16 novembre, le 48e anniversaire du retour triomphal de S.M. Mohammed V d’exil.Accompagné de S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, et des membres de la Famille Royale, S.M. Mohammed V regagnait ainsi la mère-partie après avoir passé près de deux ans, deux mois et 27 jours en exil forcé, d’abord en Corse, ensuite à Madagascar. Les autorités coloniales avaient, en effet, imposé manu militari à S.M. Mohammed V de quitter le Royaume afin de l’isoler, dans l’espoir de réduire la force des liens qui l’unissaient à son peuple fidèle.

Décrivant la situation à l’époque, Charles André Julien notait "L’exil du sultan était une de "ces fautes capitales" dont parle le Cardinal de Retz "après quoi l’on ne peut plus rien faire qui soit sage". Pourtant, tout semblait réussir aux exécuteurs des basses oeuvres". La déposition de feu S.M. Mohammed V n’a pas donné lieu dans l’immédiat à une réaction d’éclat de la part des citoyens.

Vendredi 20 décembre, en fin de matinée, un homme qui a "soutenu la France au temps de l’adversité" et qui l’a "affrontée au temps de sa puissance" est entré dans le cercle fermé des chefs d’Etat étrangers ayant légué leur nom à la topographie de Paris.