
Rachid Nini, directeur du quotidien arabophone Al Massae, a été condamné à trois mois de prison ferme et 50.000 dirhams d’amende, lundi à Casablanca.

Rachid Niny, directeur du quotidien "Al Massae", a gagné son procès pour diffamation contre Me Mohamed Ziane, bâtonnier de Rabat et Abdelhakim Badii, directeur du journal "Annahar Al Maghribia", ce lundi à Rabat.

Le quotidien marocain "Annahar Al Maghribia" a été condamné par la justice marocaine à une amende de 500.000 dirhams pour diffamation dans un procès qui l’opposait à Rachid Niny, directeur du journal "Al Massae".

Condamné début décembre par la justice marocaine à verser 54.500 euros à Me Zyane, bâtonnier de Rabat, Rachid Niny, directeur du journal "Al Massae" à décidé de répliquer en intentant un procès à l’encontre de Me Mohamed Ziane pour diffamation par voie de presse.

Les récents procès intentés contre des organes de presse indépendants au Maroc ont suscité un vif débat concernant les relations entre la presse et les autorités. La presse indépendante marocaine accuse les autorités de tenter de la museler en faisant en sorte que le système judiciaire applique des amendes financières très élevées. Une accusation que réfutent les autorités, qui dénient toute implication dans cette affaire et soulignent l’existence de lois régissant la liberté d’expression.

Rachid Niny, directeur du journal "Al Massae" à été condamné une deuxième fois pour diffamation et injures. Il devra verser une somme de 54.500 euros au bâtonnier de Rabat.

Rachid Nini a été informé mercredi dernier du blocage de son compte bancaire personnel et de celui de la société propriétaire de son journal Al Massae. "Avec leurs décisions judiciaires, ils ont enlevé l’unique conduit d’oxygène qui permettait au journal de respirer depuis sa naissance il y a deux ans", a-t-il déclaré dans son billet quotidien.

La justice a confirmé le jugement en appel contre le directeur du quotidien Al Massae, Rachid Niny. Ce dernier devra verser la somme de 6 millions de dirhams à des substituts du Procureur du Roi à Ksar El Kebir pour "diffamation et injures publiques".