
Le Maroc accuse Reporters sans frontières (RSF) d’occulter systématiquement les avances positives du Royaume en matière de liberté de la presse.

Le photographe de l’agence Reuters, Rafael Marchante, a finalement été réacrédité ce jeudi par le ministère de la Communication suite aux échanges entre le ministère et l’agence presse.

Les récents procès intentés contre des organes de presse indépendants au Maroc ont suscité un vif débat concernant les relations entre la presse et les autorités. La presse indépendante marocaine accuse les autorités de tenter de la museler en faisant en sorte que le système judiciaire applique des amendes financières très élevées. Une accusation que réfutent les autorités, qui dénient toute implication dans cette affaire et soulignent l’existence de lois régissant la liberté d’expression.

Le paysage audiovisuel marocain (PAM) devrait s’enrichir d’une nouvelle chaîne d’information en continu. La rumeur insistante dans les milieux médiatiques parle même de donner (enfin !) un contenu propre à la chaîne Al Maghribia, qui se contente de reprendre des émissions des deux chaînes publiques.

La défense de Abdelhafid Sriti, le correspondant de la chaîne satellitaire Al Manar au Maroc en détention préventive depuis trois mois, dans le cadre du réseau Belliraj, aura-t-elle gain de cause ?

« Il n’y a aucun sujet dont on n’a pas le droit de parler au Maroc ». La phrase de Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, n’est pas sans rappeler celle de son prédécesseur, Nabil Benabdellah (« il n’y a aucun sujet tabou ») alors invité du Club L’Economiste. Naciri intervenait, samedi 24 mai, à l’école des Hautes études en management (HEM).

Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, est né en 1946 à Casablanca où il a eu en 1969 une licence en droit avant de décrocher en 1970 un diplôme des études supérieures en sciences politiques.