Affaire SKY ECC : le rôle du Maroc au cœur du démantèlement des réseaux criminels
Le bilan de l’opération SKY ECC révèle une criminalité mondialisée pilotée à distance. Les preuves confirment que les trafics de cocaïne dans les ports européens étaient orchestrés depuis plusieurs pays, dont le Maroc.
Le décryptage de plus d’un demi-milliard de messages a mis en lumière un mode opératoire calqué sur celui des multinationales. Les enquêteurs ont ainsi pu établir, preuves matérielles à l’appui, que les réseaux criminels exploitant les ports européens dirigeaient leurs activités depuis l’étranger. Le Maroc est explicitement identifié comme l’une des bases arrières stratégiques d’où les commanditaires supervisaient le trafic international.
Sur Bladi.net : À Nador, plusieurs réseaux de narcotrafic démantelés après des opérations de gendarmerie
Face à cette menace délocalisée, la Belgique a intensifié sa réponse diplomatique et policière en renforçant ses coopérations internationales. Des officiers de liaison ont été spécifiquement déployés au Maroc afin de traquer les suspects et de faciliter la coordination des enquêtes transfrontalières. Cette stratégie vise à briser l’impunité des dirigeants de cartels qui pilotent les arrivages de drogue vers le port d’Anvers depuis le territoire marocain.
Sur Bladi.net : Nord du Maroc : La Gendarmerie élucide un meurtre violent et interpelle 14 trafiquants
Sur le plan judiciaire, le bilan de ces cinq années d’exploitation des données SKY est massif, avec près de 5 000 suspects identifiés et plus de 1 200 condamnations fermes. Malgré la saisie de 224 millions d’euros, les autorités préviennent que la lutte contre cette « mafia » parasitaire est loin d’être terminée. Les réseaux criminels s’adaptent rapidement aux nouvelles technologies, rendant indispensable un investissement technologique constant et des partenariats stratégiques durables.