Amine Minka, talent prometteur de la nouvelle scène

- 13h25 - Maroc - Ecrit par : L.A

A peine âgé de 18 ans, Amine Minka est aujourd’hui l’un des talentueux jeunes musiciens de la scène du Hip Hop marocain. Une expérience couronnée de succès au sein du groupe « Style Souss ». Jeune musicien de la nouvelle scène musicale, Amine Minka est une figure musicale imposante de la « movida » marocaine. Traversé par une passion fugace pour la musique et un engagement où se mêlent les rythmes du rap aux maux de la société, ce jeune musicien de 18 ans se laisse porter par les vagues de la création musicale dans une quête incessante d’un engagement qui se veut à la fois artistique et sociétal.

C’est grâce à cette quête de nouvelles possibilités musicales que Amine se trouve plongé dans le magma de la création en chantant au sein de l’un des groupes du Hip Hop marocain qui ont marqué la scène malgré leur jeune émergence « Style Souss ». U

n itinéraire artistique des plus jeunes mais un engagement adopté après mûre réflexion. « Ma première passion a toujours été la musique, j’aimais être bercé par le rythme du rap américain qui a été dans un premier temps ma terre de prédilection », souligne Amine. Cependant, cette passion n’était guère une simple jouissance d’un fan qui aime s’imprégner de musique. Amine commençait déjà à échafauder des plans dans sa petite tête d’adolescent, le rêve n’était autre que de se consacrer à la musique et en faire carrière. « Je me rappelle mon premier couplet qu j’avais écris quand j’étais encore au collège, un des moments où je me suis rendu compte que j’avais cette envie d’écrire et de puiser en moi-même pour trouver mon propre chemin », dit-il, souriant.

Pourtant, le jeune âge d’Amine et son manque d’expérience dérobaient ce rêve et laissaient le jeune rappeur perplexe quant à son avenir musical. Coup de chance ou signe du destin, Amine se lie d’amitié avec les membres du groupe « Style Souss », un jeune groupe d’Agadir animé de la même passion et créé en 2004. « Dans un premier temps, j’avais fait la connaissance des membres du groupe, je les accompagnais tout au long des tournées. Lors de cette période, j’étais en quelque sorte un spectateur qui avait la chance d’être tout près des jeunes membres de « Style Souss », je m’imprégnais de leur expérience et je découvrais la scène, le public. A la fin, j’étais encore un apprenti qui saisissait l’occasion qui se présentait pour élargir mes connaissances », explique l’artiste.

Le destin semble enfin donner une opportunité des plus rares à ce jeune passionné, un des membres du groupe venait de quitter le Maroc pour s’installer à l’étranger. Un départ qui plongeait le groupe dans l’embarras de trouver un remplaçant. « Mehdi qui était un des membres du groupe venait de partir à l’étranger et c’est là que naît au sein du « Style Souss » l’idée de me proposer et d’en faire partie. J’étais à la fois très proche du groupe et animé du même engagement. L’année 2005 a marqué mon adhésion à « Style Souss », ajoute Amine. Depuis, le jeune Amine et « Style Souss » ne cessent d’étonner, le groupe né en plein cœur de la capitale du Souss est l’une des figures de la nouvelle scène marocaine.

Un itinéraire des plus riches et une présence sur les grandes scènes de l’agenda marocain, allant de Timitar, Concert de la tolérance au Boulevard des jeunes de Casablanca. Comment réconcilier entre études et musique ? Le défi est grand et Amine ne cesse de chercher la formule magique pour garantir une réussite sur les deux plans. « Je suis entre les répétitions, les déplacements pour les concerts ; il est difficile de réconcilier entre les études et mes engagements artistiques mais je ne lâche pas prise », dit Amine, ferme.

« L’amour de la musique est en soi même un apprentissage inouï qui ouvre les portes de l’échange, l’ouverture et de la tolérance. Notre musique est loin d’être sélective car nous désirons nous adresser à un public qui se trouve projeté, identifié et marqué par les thèmes que nous choisissons mais également par la langue et c’est dans ce contexte que nous avons opté pour : le français, l’arabe dialectal et tachelhit », explique Amine. Pourtant, c’est dans le vocabulaire de « darija » qu’Amine puise pour convoiter le public. « J’aime cette fluidité que m’offre l’arabe dialectal pour passer mon message au public, des mots de notre quotidien pour exprimer nos soucis, nos désirs et décrire les maux de notre société », confie- t-il.

En perpétuelle recherche et dépassement, Amine continue sa quête au sein du groupe « Style Souss » qui se prépare à lancer son second album après le succès de leur premier album « Hayard nouchkad ».

Aujourd’hui le Maroc - Majda Saber

  • Style Souss

    Originaire d'Agadir, Style Souss est un groupe qui a été créé en 2004. Remarqué sur la scène hip hop, leur histoire débute aux côtés de collectifs de l'original Hip Hop, avec la création de l'association Unisons.

  • Najib Slimani, une voix rock

    Il s'appelle Najib Slimani, il a 34 ans et il sortira son premier album le mois prochain. Après une première expérience sur la scène en compagnie du groupe jdidi « Strange Feelings », le jeune chanteur se lance dans une carrière solo. Pendant une année, ce musicien à la voix envoûtante a repris pour le groupe les gloires rock et pop des années 1970. Des Rolling Stones à Tracy Chapman en passant par Georges Michael et Michel Bolton, autant de noms ont inspiré le chanteur et l'ont poussé à percer dans un genre délaissé par les jeunes. Les talents du groupe ne se sont pourtant pas contentés de chanter des reprises, ils se sont mis à la création en signant le titre « Expression of love ».

  • Amir Ali, le musicien d'ailleurs

    Ce virtuose du violon et du luth anime, depuis une vingtaine d'années, le pavillon marocain dans le parc international. Aujourd'hui, il vient au Maroc en compagnie de son groupe Mo'Rockin pour présenter son dernier opus « Mina ». Sorti il y a déjà un an aux Etats-Unis, l'album sera distribué pour la première fois au Maroc à partir de janvier prochain par Platinium. Sur ce décalage de temps, Amir Ali nous explique : « Le retard est en fait dû aux problèmes de piratage que connaissait le secteur de la musique au Maroc. En plus, nous ne disposions pas d'une vraie maison de disques. De nombreuses boîtes prétendaient l'être mais elles n'existaient que pour leur propre profit. C'est en gros pour cela que j'ai préféré attendre. »

  • Steph, la fièvre Ragga

    En retard d'une demi-heure, Steph Ragga Man s'excuse d'un large sourire et d'une poignée de main chaleureuse. La faute à la circulation infernale de Casablanca. Difficile de s'emporter face à son air jovial et sa bouille enfantine. Steph Ragga Man s'adresse à vous comme à un vieux pote. A peine les formules d'usage terminées qu'il se lance dans des confidences sur ses tracas quotidiens comme ses problèmes de cœur ou l'état de santé inquiétant de son père. Pas besoin de poser de questions. Le roi du Ragga marocain se livre sans détour.

  • Du ragga à la marocaine

    "MAMA Africa"... Cette chanson du jeune marocain Steph Ragga Man vous transporte tout de suite dans l'univers musical du ragga. Un rythme entraînant, agréable et en même temps, des paroles énergiques et percutantes. Pour la première fois, un Marocain s'essaye à ce style musical provenant de la Jamaïque, avec des paroles en dialecte marocain. C'est original, mais réussi !

  • Masta Flow, jongleur de mots

    Mohamed Elmalki, alias Masta Flow, membre fondateur du groupe de rap « Casa Crew », et jongleur de mots talentueux et respecté dans la scène de la musique urbaine marocaine, se confie à ALM.

  • Would Chaâb, enfant du peuple

    Une chanson qui cartonne, des textes “politiquement incorrects” et un flow d'une redoutable efficacité… La carrière de Would Chaâb, le lauréat de L'Boulevard 2007, ne fait que commencer. “J'aime beaucoup ce que fait Would Chaâb. Non seulement il est l'un des meilleurs producteurs du moment, mais sa musique se distingue par des textes percutants et un certain franc-parler. Et c'est quelque chose de plus en plus rare dans le rap marocain”. Le compliment est de taille, surtout qu'il sort de la bouche de Bigg, qui n'a pas pour habitude d'encenser ses confrères rappeurs.

  • Sascha Karim El Mouissi, la virtuosité marocaine aux notes germaniques

    Sascha Karim El Mouissi s'est produit pour la première fois à Rabat. Ce fut une soirée exceptionnelle. En effet, c'est très surprenant qu'un jeune pianiste de 25 ans puisse emporter et subjuguer tout un public élitique qui, à l'unanimité, l'a classé parmi les plus grands musiciens qui existent actuellement. il s'agit de Sascha Karim El Mouissi, né d'un père marocain et d'une mère allemande. Un talent inné et des doigts d'or. C'est en résumé ce que l'on peut dire sur son jeu extraordinaire ayant retenu le souffle de l'assistance à chaque morceau offert par lui.

  • Zazz Band, la fusion dans le sang

    Ils sont sept, ils sont jeunes et ont la fusion dans la peau. Ce sont les membres de Zazz Band, le nouveau groupe qui rayonne sur la nouvelle scène musicale marocaine.

  • Le quotidien d'Imane Karkibou, gagnante de Studio 2M

    Outre le clip que la chaîne 2M est engagée à lui produire, la jeune gagnante du prix du public, Imane Karkibou, se prépare avec de jeunes musiciens à créer un club de musique.