Un corps retrouvé dans un vol parti de Tanger : on sait comment il est mort, pas qui il était
Deux mois après la découverte d’un corps dans le train d’atterrissage d’un avion parti de Tanger, la justice britannique révèle les causes du décès. L’homme a succombé au froid extrême et au manque d’oxygène, mais son identité reste inconnue.
Le coroner Joseph Turner a officiellement ouvert, mardi 25 août, l’enquête sur la mort de cet homme devant le tribunal du coroner de Horsham, dans le West Sussex. L’audience a permis de dévoiler les conclusions de l’examen médico-légal.
L’autopsie a retenu un arrêt cardiaque associé à une hypoxie, provoquée par le manque d’oxygène, et à une hypothermie. Le coroner a rappelé que les conditions dans le compartiment des roues étaient extrêmement froides et que l’air y était fortement raréfié pendant le vol, rapporte The Independent.
Le corps avait été découvert le 16 juin par un technicien au sol qui inspectait un appareil d’Air Arabia arrivé à l’aéroport londonien de Gatwick en provenance de Tanger. L’homme avait été déclaré mort sur place.
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Le coroner a estimé disposer de raisons suffisantes pour considérer le décès comme « non naturel ». Cette qualification ne signifie pas nécessairement qu’un crime a été commis : elle permet de poursuivre les investigations sur les circonstances ayant conduit l’homme à se retrouver dans le train d’atterrissage.
Toujours aucune identité deux mois après
Malgré les recherches entreprises depuis juin, les autorités britanniques ne connaissent toujours ni le nom, ni l’âge, ni la nationalité de la victime.
L’arrivée de l’avion depuis Tanger laisse penser que l’homme aurait pu accéder au compartiment avant le décollage, mais cette hypothèse n’a pas été officiellement confirmée. Les enquêteurs doivent encore déterminer où et comment il est parvenu à atteindre l’appareil et à se dissimuler dans cette partie inaccessible depuis la cabine.
La police du Sussex poursuit ses investigations avec les autorités aéroportuaires et le coroner. L’affaire soulève également des questions sur la sécurité autour des avions à l’aéroport de Tanger.
Ce type de tentative est presque toujours mortel. En 2019, un Guinéen avait été retrouvé mort après avoir parcouru 3 800 kilomètres dans le train d’atterrissage d’un avion de Royal Air Maroc. Les passagers clandestins risquent d’être écrasés lors de la rétraction des roues, de perdre connaissance par manque d’oxygène ou de mourir d’hypothermie.
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L’enquête britannique a été renvoyée à février 2027. Elle devra notamment tenter d’identifier la victime et d’établir les conditions dans lesquelles elle a pu atteindre l’avion. Pour l’heure, l’autopsie apporte une réponse sur sa mort, mais le mystère demeure entier sur son identité et son parcours.