Élimination du Maroc : le naufrage tactique de Tiago Lima Pereira provoque la colère des experts
La sortie prématurée des « Lionceaux de l’Atlas » face au Sénégal jeudi suscite une vague d’indignation. Au cœur de la tempête, le sélectionneur portugais Tiago Lima Pereira, dont le naufrage tactique relance le débat sur l’expertise locale.
Le remplacement inopportun de Nabil Baha a laissé de profondes traces. Pour l’expert sportif Mohamed Achiban, ce changement au profit de Tiago Lima Pereira a brisé une équipe pourtant très soudée. Dans ces catégories, les joueurs développent souvent un « attachement émotionnel excessif » envers leur formateur. L’élimination n’est donc pas une surprise. Le jeu marocain se résumait à des exploits individuels sans véritable structure collective, une désorganisation totale parfaitement illustrée par la dernière séance de tirs au but, où les joueurs ont systématiquement frappé là où le gardien excellait.
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Cette faillite ne provient pourtant pas d’un déficit de talent. Un autre analyste confie au média Hespress que la confrontation individuelle face au Sénégal tourne nettement à l’avantage des Marocains sur le plan purement technique. « La matière première est disponible », affirme-t-il, mais elle s’est heurtée au néant du projet de l’entraîneur. Le sélectionneur a brillé par l’absence totale d’« idées et de solutions tactiques », s’avérant incapable de proposer des schémas clairs, pourtant indispensables chez les moins de 17 et 18 ans pour forger une véritable identité de jeu.
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Face à ce gâchis, les spécialistes exigent une confiance renouvelée envers les cadres nationaux pour diriger les différentes catégories de la sélection. Le football marocain possède l’expertise nécessaire pour décrocher des titres sans s’en remettre systématiquement à l’étranger. Les succès récents de techniciens du pays le prouvent largement : l’épopée de Walid Regragui, le brillant parcours de Tarik Sektioui lors des Jeux Olympiques, ou encore le travail de fond réalisé par Saïd Chiba avec les équipes de jeunes.