Féminicide en Isère : une Marocaine de 46 ans tuée alors qu’elle s’apprêtait à quitter son compagnon
Une femme de 46 ans, d’origine marocaine, a été mortellement poignardée à Chavanoz. Son compagnon, également d’origine marocaine, a été mis en examen pour homicide sur conjoint. L’autopsie révèle que la victime a reçu onze coups de couteau.
Le drame s’est noué mardi 24 février dans le nord de l’Isère. Inquiète de ne pas voir son amie récupérer son fils de huit ans à l’école, une voisine a découvert le corps sans vie de la quadragénaire dans son appartement. La victime, employée comme femme de ménage à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, a succombé à onze plaies à l’arme blanche selon l’autopsie pratiquée jeudi. Le suspect, un homme de 49 ans travaillant dans une centrale d’achat, a été interpellé peu après à Grenoble grâce à la géolocalisation de son téléphone portable. Placé en détention provisoire, il n’a fourni aucune explication durant sa garde à vue, rapporte France Bleu.
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L’enquête menée par le parquet de Grenoble révèle que le couple traversait une phase de rupture. Trois heures avant son décès, la victime avait confié à sa mère son intention de se séparer. Elle avait entrepris des démarches le matin même auprès de son bailleur social pour obtenir un nouveau logement. Bien qu’aucune plainte pour violences n’ait été déposée auparavant, des signes de défiance étaient apparus : la maman avait récemment retiré le nom de son concubin de la liste des personnes autorisées à récupérer son enfant à l’école, signalant une nette perte de confiance.
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Au sein du domicile, les gendarmes ont découvert un message bouleversant rédigé par le fils de la victime, né d’une précédente union : « Chère maman je t’aime, je me sacrifierai pour toi. Je resterai avec toi pour te protéger ». Ce mot témoigne d’un climat de tension que l’enfant semblait avoir perçu malgré la discrétion de sa mère. Décrite par ses voisins comme une femme effacée et dévouée, la victime n’avait jamais alerté les autorités sur sa situation personnelle avant ce passage à l’acte meurtrier.