Inondations au Maroc : les autorités ordonnent le retour de la population évacuée
Les autorités marocaines ont ordonné le retour progressif des populations évacuées dans le nord du pays, après des crues dévastatrices ayant fait au moins huit morts. Un plan de réhabilitation d’urgence a été débloqué pour soutenir les zones sinistrées.
Dès ce dimanche, les habitants de 17 quartiers de Ksar El Kébir, ville de 120 000 habitants presque totalement évacuée, pourront regagner leurs foyers. La préfecture de Larache a mis en place des rotations gratuites de trains et d’autobus pour encadrer ce retour « par étapes », tandis que des points de contrôle filtrent les accès pour garantir la sécurité des familles.
Le bilan humain et matériel est lourd dans les quatre provinces déclarées « zones sinistrées ». Depuis le début du mois de février, les intempéries ont causé la mort de quatre personnes à Tétouan et quatre autres à Larache, suite à des glissements de terrain. Au total, près de 188 000 personnes ont dû quitter leur logement face à la montée des eaux qui a submergé 110 000 hectares de terres.
Reconstruction du Nord : un fonds de 276 millions d’euros pour les sinistrés
Le gouvernement a débloqué une enveloppe d’environ 276 millions d’euros pour répondre à l’urgence. Ce paquet financier est destiné au soutien direct des ménages et des agriculteurs, ainsi qu’à la réparation des infrastructures de base. Sur le terrain, les services de l’Intérieur s’activent pour rétablir l’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux télécommunications, durement touchés par les crues.
Sur Bladi.net : Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d’euros pour reconstruire
Ce déchaînement météorologique met fin à sept années de sécheresse intense avec une pluviométrie record, atteignant le triple des niveaux enregistrés en 2025. Si ces précipitations soulagent les réserves hydriques, leur violence a contraint les autorités à maintenir la vigilance. Le calendrier des prochaines phases de retour dépendra de « l’évolution de la situation sur le terrain » et de la baisse effective du niveau des réservoirs.