Italie : elle écrase un Marocain, puis rentre purger sa peine chez elle
Une Italienne de 65 ans a été condamnée à 18 ans d’assignation à résidence en Toscane. Cette femme d’affaires a délibérément écrasé avec son véhicule un ressortissant marocain qui venait de lui dérober son sac à main.
Le drame s’est noué en septembre 2024 à Viareggio, sur la côte toscane. Les caméras de vidéosurveillance ont capturé une scène d’une violence inouïe, balayant la thèse de la simple réaction de panique. Au volant de son imposant véhicule de plus de deux tonnes, Cinzia Dal Pino a violemment percuté Noureddine Mezgui, âgé de 52 ans. Selon les éléments rapportés par le Daily Mail, la conductrice a fait marche arrière pour rouler sur la victime à plusieurs reprises alors qu’elle gisait déjà au sol. Loin d’alerter les secours d’urgence, la sexagénaire a ensuite tranquillement quitté les lieux pour aller rendre un parapluie emprunté dans le restaurant où elle venait de dîner avec des amis.
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Face aux juges, l’accusée a plaidé la légitime défense. Elle a affirmé avoir été menacée à l’arme blanche par cet homme qui fuyait avec son sac, lequel contenait ses clés, ses documents et son téléphone portable. Toutefois, les enquêteurs n’ont retrouvé aucun couteau sur les lieux. Fustigeant une vengeance purement disproportionnée, le tribunal a formellement rejeté la qualification d’homicide involontaire. Les magistrats ont néanmoins accordé des circonstances atténuantes à la femme d’affaires et écarté la circonstance aggravante de cruauté. Ce compromis juridique lui permet d’échapper à la prison ferme : elle purgera sa peine de 18 années à domicile, soumise à des contrôles policiers inopinés et obligée d’obtenir l’aval d’un juge pour ses moindres sorties médicales ou quotidiennes.
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Ce jugement a immédiatement provoqué une vague de réactions contrastées. Les proches du défunt fustigent l’absence d’incarcération, dénonçant un acharnement où l’homme a été écrasé « pire qu’un animal ». L’archevêque local, monseigneur Paolo Giulietti, a également condamné le comportement effroyable de cette notable, fustigeant ceux qui se réjouissent de cette mort et rappelant qu’absolument rien ne saurait justifier un tel meurtre. Une indignation morale qui s’oppose frontalement à la position de Matteo Salvini. Quelques jours après la tragédie, le vice-Premier ministre d’extrême droite avait publiquement imputé la responsabilité du drame à la victime, affirmant sur les réseaux sociaux que si cet homme n’avait pas été un délinquant, cette issue mortelle ne se serait jamais produite.