Le Maroc n’a pas osé, l’Espagne l’a fait

- 14h00 - Sport - Ecrit par : Sébastien A.

La défaite de la France face à l’Espagne en demi-finale du Mondial 2026 relance les regrets au Maroc. Plusieurs techniciens estiment toutefois que les Lions de l’Atlas ne peuvent pas être comparés à la Roja.

Au Maroc, l’élimination de la France par l’Espagne en demi-finale du Mondial 2026 a rouvert une blessure encore fraîche. Quelques jours plus tôt, les Lions de l’Atlas avaient été sortis en quart de finale par les Bleus.

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Le contraste a frappé de nombreux supporters marocains. Face à l’Espagne, l’équipe de France est apparue beaucoup moins dominante que contre le Maroc. La Roja a contrôlé le match, imposé son jeu et gagné 2-0, avec une maîtrise qui a nourri les regrets côté marocain.

Une question revient depuis : le Maroc a-t-il trop respecté la France ? Les Lions auraient-ils pu faire mieux face à un adversaire présenté comme l’un des grands favoris du tournoi ?

Selon l’entraîneur marocain Faouzi Jamal, cité par Hespress, il faut éviter les comparaisons trop rapides. Chaque match a ses propres conditions, son rythme, son rapport de forces et ses choix tactiques.

Des regrets, mais pas de raccourcis

Pour lui, la défaite française contre l’Espagne ne signifie pas que les Bleus étaient faibles. Elle montre surtout que l’Espagne a été meilleure ce soir-là. Cela ne veut pas dire, automatiquement, que le Maroc aurait pu reproduire le même scénario.

Faouzi Jamal rappelle aussi que le Maroc et l’Espagne n’ont ni la même culture footballistique, ni le même projet de jeu, ni les mêmes automatismes collectifs. Le mental, selon lui, joue également un rôle important dans la gestion de ce type de rendez-vous.

Mais le technicien reconnaît une vraie déception : ce n’est pas seulement l’élimination contre la France qui a frustré les Marocains, mais surtout le contenu du match. Les Lions de l’Atlas n’auraient pas montré le visage attendu par leur public.

Aziz El Amri va dans le même sens. Pour lui, l’Espagne reste une sélection habituée aux titres et l’un des grands favoris du Mondial. Sa qualification en finale n’a donc rien d’une surprise.

Il estime qu’il ne faut pas placer trop haut les attentes autour du Maroc, encore récent au plus haut niveau mondial. L’ancien entraîneur pointe aussi la faible influence des joueurs du championnat national dans le groupe marocain, alors que le seul titre africain du Royaume avait été remporté avec des joueurs locaux.

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Pour lui, le chantier est clair : développer davantage la Botola pour créer une vraie concurrence avec les joueurs évoluant en Europe. Face à la France, les Lions ont surtout semblé manquer d’élan et de conviction. C’est cette impression, plus que le résultat, qui alimente aujourd’hui les regrets.