À 23 ans, ce Marocain rêve de devenir champion de France et de conquérir les États-Unis

- 10h00 - France - Ecrit par : Sébastien A.

À 23 ans, Saad Soulimani porte les couleurs du Maroc sur les circuits internationaux de motocross. Installé en France, le jeune pilote vise désormais un premier titre national en supercross. Avec, dans un coin de la tête, un rêve encore plus grand : partir courir aux États-Unis.

Il n’a encore jamais remporté de course, mais cela ne l’empêche pas de viser la première place. Saad Soulimani, 23 ans, croit en ses chances de devenir champion de France de supercross. Deuxième au classement national, le pilote marocain s’est donné les moyens de ses ambitions. Depuis plusieurs mois, il consacre l’essentiel de son entraînement à cette discipline spectaculaire, disputée sur des circuits techniques où les sauts s’enchaînent.

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La moto est une affaire de famille chez les Soulimani. Son grand-père et son père lui ont transmis leur passion pour les deux-roues. À 14 ans, le jeune garçon partageait encore son temps entre le football et le motocross, avant de choisir définitivement les guidons. Un pari qui porte rapidement ses fruits : dès 15 ans, il devient vice-champion de France. En 2024, il décroche une cinquième place au championnat d’Europe de motocross en catégorie 250 cm³.

« Je kiffe à chaque fois que je monte sur ma moto », confie-t-il à Ouest-France. Une passion qu’il continue de défendre sous le maillot marocain, notamment au Motocross des Nations, l’une des compétitions les plus prestigieuses de la discipline.

Un pilote marocain qui rêve désormais de l’Amérique

Début octobre, sur le circuit d’Ernée, en Mayenne, Saad Soulimani a une nouvelle fois représenté le Maroc face à des pilotes venus du monde entier. Après avoir signé le 25e temps des qualifications en MX2, il s’est illustré en finale B, terminant septième après avoir remonté neuf positions. Il a été le meilleur représentant marocain lors de cette course.

La satisfaction personnelle n’efface toutefois pas la déception collective. L’équipe marocaine, composée également de Maxime Simon et Noam Jayal, n’a pas réussi à se qualifier pour la finale A. Elle a terminé 26e au classement des nations. « On espérait participer à la finale A », reconnaît le jeune pilote, qui constate que la concurrence devient de plus en plus difficile.

Soulimani explique aussi avoir dû retrouver ses repères en motocross après sept mois de préparation intensive en supercross. Les deux disciplines imposent des exigences différentes. Et c’est désormais sur les pistes de supercross qu’il se sent le plus à l’aise. Son objectif immédiat reste de décrocher le titre français, un accomplissement qui aurait une saveur particulière pour celui qui attend toujours sa première victoire en course.

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Mais le jeune Marocain voit déjà au-delà des frontières françaises. Son grand rêve ? « Rouler aux États-Unis. » Une destination qui fait rêver de nombreux pilotes de supercross, tant pour le niveau de compétition que pour les moyens engagés dans cette discipline.

Originaire d’Évreux et domicilié à Paris, Saad Soulimani sait aussi ce qu’il doit à son entourage. Sa famille, ses sponsors et les supporters qui le suivent lui permettent de poursuivre sa carrière dans de bonnes conditions. Pas de quoi faire fortune, reconnaît-il, mais suffisamment pour vivre de sa passion et continuer à parcourir les circuits avec les couleurs marocaines.