Najat Aatabou

- 14h55 - Chanteurs Marocains - Ecrit par :

Au Maroc, Najat Aatabou, grande star de la chanson populaire, tient une sorte de courrier du cœur, s’inspirant des lettres qu’elle reçoit de femmes fans de ses chansons, qu’elle résouds en chantans.

Femmes trompées, jalouses, jamais soumises, telles sont celles qui peuplent l’univers des chansons écrites par Najat Aatabou, qui fustige l’homme qui ment toujours.

A quelques jours d’un retour à l’Olympia, où elle avait fait ses débuts français en 1984, Najat Aatabou revient sur un parcours qui l’a menée de sa ville natale de Khemisset, dans le Moyen Atlas, au triomphe. En 1981, Najat Aatabou chante dans un mariage une chanson inspirée d’une histoire vraie : une de ses amies part en voyage, et à son retour son fiancé est mort. Dans l’assemblée, un joyeux bootlegger enregistre secrètement la voix vibrante de Najat Aatabou. Quelques semaines plus tard, alerté par la radio et les cassettes pirates, le petit peuple marocain fredonne la chanson de cette inconnue dont on ignore le visage, le nom, l’identité.

Najat entend sa voix par hasard en faisant ses courses. Sa famille aussi. Najat se réfugie à Casablanca, et signe un contrat avec les éditions musicales Hassania. Bannie pendant plus de trois ans par sa famille, elle en fait une chanson qu’elle reprendra plus tard en duo avec Neneh Cherry.

  • Najat Aatabou au festival de Madrid

    Najat Aatabou, se produira le 11 février courant à Madrid dans le cadre du 2e Festival pour l'entente entre les peuples « Convive Madrid », a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

  • Najat Atabou en concert à Montréal

    La fédération marocaine du Canada et ses associations affiliées sont fières de s'associer au festival du monde arabe pour la présentation de la grande soirée de Najat Aatabou le 5 novembre 2005 au Medley à 20H00.

  • Jedwane

    Parmi les nouvelles figures de la chanson populaire : Jedwane, une des rares voix à avoir une audience nationale très large dépassant même les frontières du pays, puisque l'une de ses principales audiences est la communauté maghrébine en Europe. Né à Rabat d'un père marrakchi et d'une mère fassie, El Mokhtar Jedwane a baigné depuis son enfance dans l'atmosphère musicale des deux origines riches par elles-mêmes en sonorités et en répertoires populaires.

  • Brahim El Alami

    Quand on regarde les photos des années soixante de ce chanteur sexagénaire, on est frappé par l'air de ressemblance entre lui et le leader des Black Muslims (Organisation de musulmans noirs américains), dont le film biographique "X" a fait le tour de la planète il y a quatre ou cinq ans...

  • Douzi

    C'est à Koulouche, le village le plus pauvre de Oujda au Maroc, que Abdelhafid Douzi a vu le jour le 30 avril 1985. Né d'une mère algérienne et d'un père marocain maçon, Douzi y a grandi entouré de ses six frères et sœurs. Parmi ceux-ci, son grand frère Abdelkader qui, à l'époque, était lui-même auteur-compositeur et chanteur dans le monde de la chanson Raï. Malheureusement, leur père ne pouvant plus travailler étant malade, Abdelkader fut obligé de quitter le monde de la chanson pour travailler à son tour et subvenir aux besoins de sa famille.

  • Larbi Batma

    Disparu en 1998, Larbi batma a toujours été considéré comme le chouchou du public. Son frère Rachid raconte qu'il recoit encore les condoléances d'anonymes, touchés dans leur chair par sa disparion survenue par trop tôt (il n'avait que 50 ans).

  • Abdelkader Rachdi

    Abdelkader Rachdi est né un jour de 1929 dans le quartier Legza de la médina de Rabat.. Dès sa tendre enfance, il a pu évoluer dans un environnement musical. D'abord dans sa famille, pour qui chaque fête religieuse devenait l'occasion et le prétexte d'inviter des groupes de Issaouas et Jilalas ou des ensembles de Madih. Puis plus tard dans le Café Laâlou qui ouvrait ses portes, chaque jeudi, aux meilleures troupes de musique andalouse.

  • Hanino

    Hanino, chanteur marocain né à Oujda il y a 25 ans, a été encouragé à ses débuts par son cousin Chérif Hassan, une des valeurs sûres de la chanson chérifienne.

  • Abdelhadi Belkhayat

    Né en 1940 à Fès, Zougari El Idrissi Abdelhadi, dit Belkhayat, a quitté trés tôt sa ville natale pour s'installer à Casablanca. Une audition à la radio, rue l'Brihi, le pousse rapidement sur le devant de la scène. Dominée à l'époque par Mohamed Fouiteh, Maâti Benkacen, Brahim Alami. Il réussit à imposer son style avec sa voix chaleureuse et ses mélodies d'influences orientales.

  • Nass El Ghiwane

    Nass El ghiwane ne peuvent être confinés aux personnes qui formaient ce groupe mythique. La pratique des ghiwanes est une coutume ancestrale qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie la faculté de décrire par le chant et la parole la vie quotidienne, les problèmes et entraves de leurs semblables. Ces troubadours, de douars en douars, transmettaient leur savoir par l'entremise de la poésie, du chant et du jeu théâtral.