Pastèque, thé à la menthe, fleur d’oranger : cette Franco-Marocaine transforme ses souvenirs du Maroc en parfums de luxe

- 08h00 - Monde - Ecrit par : Mohamed A.

La pastèque, le thé à la menthe et la fleur d’oranger : Sophia Gyé-Jacquot puise dans les odeurs associées au Maroc pour créer des parfums à Paris. Avec sa maison MEZEL, fondée en 2024, elle a présenté ses créations ce mois-ci au salon Fragranze de Florence.

Née à Paris d’une mère casablancaise, Sophia Gyé-Jacquot a grandi entre les cultures française et marocaine. Après une carrière dans le luxe et la parfumerie à Paris et à Londres, elle crée sa propre maison autour des matières et des rituels qui ont marqué ses séjours au Maroc, raconte MEZEL.

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Sa première collection compte cinq parfums : Datte Opaline, Cuir de Pastèque, Néroli Cuivré, Menthe Enivrante et Café Défendu. La fleur d’oranger qui inspire Néroli Cuivré avait aussi nourri un parfum d’Yves Saint Laurent inspiré des jardins marocains. MEZEL confie ses compositions aux parfumeurs Jérôme Di Marino, Mathilde Bijaoui et Julie Massé.

La pastèque, invitée surprise de la haute parfumerie

Cuir de Pastèque est la création la plus inattendue de la collection. Mathilde Bijaoui y associe la pastèque à l’iris, une matière que la maison dit sourcer au Maroc. Sophia Gyé-Jacquot en a fait le sujet d’une intervention à Florence, intitulée « Pourquoi la pastèque peut-elle être plus chic que la rose ? », selon le programme de Fragranze.

MEZEL figurait parmi les exposants de l’édition 2026, organisée du 11 au 13 septembre. La maison avait également été retenue parmi les finalistes du prix de l’innovation responsable de la Fragrance Foundation France en 2025.

Casablanca apparaît jusque dans le flacon, dont le dessin s’inspire de la mosquée Hassan II. Des fils dorés sur l’étiquette évoquent les deux cultures de la fondatrice.