Le dirham recule : 1 000 euros rapportent désormais 39 dirhams de plus
Le dirham a perdu du terrain face à l’euro et au dollar entre le 27 août et le 2 septembre. Pour les MRE qui changent des euros, le mouvement est légèrement favorable : sur la base des cours de référence, 1 000 euros valent environ 39 dirhams de plus.
Selon les derniers indicateurs hebdomadaires de Bank Al-Maghrib, le dirham s’est déprécié de 0,2 % face à l’euro et de 0,9 % vis-à-vis du dollar américain sur la semaine.
Dans le détail, le cours de référence de l’euro est passé de 10,776 dirhams le 27 août à 10,815 dirhams le 2 septembre. À titre indicatif, 1 000 euros représentaient donc 10 776 dirhams au début de la période, contre 10 815 dirhams à la fin, soit 39 dirhams de plus. Pour 5 000 euros, l’écart atteint environ 195 dirhams. Le montant réellement obtenu dépend naturellement du taux et des frais pratiqués par la banque ou le bureau de change.
Le dollar a évolué plus fortement, passant de 9,252 à 9,340 dirhams. Bank Al-Maghrib précise qu’aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes durant la période.
Sur Bladi.net : Le dirham se renforce face à l’euro
Cette évolution prolonge une période mouvementée pour la monnaie marocaine, qui avait déjà reculé face à l’euro à la mi-août.
Les réserves dépassent toujours 500 milliards
Les avoirs officiels de réserve du Maroc se sont établis à 500,1 milliards de dirhams au 28 août, en hausse de 0,2 % en une semaine et surtout de 21,8 % sur un an. À fin juillet, ils représentaient l’équivalent de cinq mois et 27 jours d’importations de biens et services.
Les entrées de devises continuent notamment d’être soutenues par les Marocains du monde. Sur les sept premiers mois de 2026, les transferts des MRE ont atteint 74,8 milliards de dirhams, en hausse de 8,1 %. Les recettes de voyages ont, elles, progressé de 13,4 % à 79 milliards de dirhams.
En parallèle, le déficit commercial s’est fortement creusé : +26,5 % à 244,7 milliards de dirhams, les importations ayant progressé beaucoup plus vite (+15,9 %) que les exportations (+8,4 %).