Avec un budget en baisse, les Français regardent vers le Maroc

- 11h00 - France - Ecrit par : S.A

Face aux tensions internationales et à la flambée des prix, les Français hésitent. S’ils sanctuarisent leurs congés, leur budget recule. Beaucoup privilégient désormais la sécurité de l’Hexagone ou des destinations de proximité attractives comme le Maroc.

L’envie de déconnecter résiste, mais le doute s’installe. Seuls 37 % des vacanciers sont certains de partir cet été, marquant une forte chute par rapport à l’an dernier. Cette prudence s’accompagne d’une enveloppe financière rétrécie, amputée d’environ 150 euros pour s’établir à 1 530 euros en moyenne. En quête de réassurance, une majorité écrasante fera le choix de rester sur le territoire national. Ce chiffre record témoigne d’un véritable retour en force du tourisme de proximité, particulièrement vers les littoraux.

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Pour ceux qui franchiront les frontières, le choix de la destination évolue radicalement. Fuyant l’Est et l’Asie, les voyageurs s’adaptent au climat anxiogène lié au conflit au Moyen-Orient et au coût des billets d’avion. Ils ciblent ainsi des pays proches et accessibles. Le Maroc s’impose comme une option privilégiée aux côtés de l’Espagne, de l’Italie ou de la Tunisie. Patrice Caradec, représentant des tour-opérateurs, confirme de faibles annulations mais observe des demandes de changement de cap chez les clients : « Ils se projettent plus vers l’ouest que vers l’est ».

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Conséquence directe de ce flou ambiant : le délai de réservation s’effondre. Les professionnels constatent que les vacanciers attendent souvent la toute dernière semaine pour se décider. Une situation inédite à laquelle l’industrie tente de s’adapter, consciente du poids colossal du secteur pour l’économie nationale. Le quotidien Sud Ouest rappelle d’ailleurs que le gouvernement a organisé une réunion avec les acteurs de l’aérien pour sécuriser les approvisionnements en kérosène avant la haute saison. Le secteur se tient prêt à redéployer ses offres là où la demande, même ultra-tardive, se manifestera.