Guerre au Moyen-Orient : le Maroc s’impose comme la destination refuge des vacanciers
Les professionnels du tourisme observent de nouvelles tendances. Fuyant les incertitudes du Moyen-Orient, les vacanciers plébiscitent le Maroc, perçu comme une valeur sûre, malgré la hausse inévitable du prix des billets d’avion.
Le blocage du détroit d’Ormuz et la guerre au Moyen-Orient ont fait exploser les cours de l’or noir. Le 20 mars, le baril a franchi la barre des 216 dollars, contre seulement 88 avant le conflit. Face à cette flambée qui frappe de plein fouet les compagnies aériennes, Willie Walsh, le directeur général de l’Iata, a d’emblée prévenu qu’« une hausse des prix des billets d’avion est inévitable ». Le carburant pesant pour un quart dans l’exploitation d’une ligne, l’Union des aéroports français s’attend logiquement à une forte contraction du trafic mondial.
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Les répercussions tarifaires sont d’ailleurs déjà très concrètes. Air France et KLM ont appliqué des hausses allant de 10 euros sur les trajets courts à 70 euros pour les vols vers l’Amérique du Nord. De son côté, Cathay Pacific augmentera sa surtaxe de 34 % dès avril. Seule EasyJet parvient à maintenir ses tarifs pour le moment, sauvée par ses achats de carburant anticipés et son absence sur le marché moyen-oriental.
Face à cette instabilité, les vacanciers refusent de sacrifier leurs congés et préfèrent reporter plutôt qu’annuler, note l’assureur Allianz Partners. Selon le quotidien Ouest-France, les touristes se tournent massivement vers des refuges de proximité. Christophe Fuss, directeur général de TUI France, confirme cette forte dynamique profitable au Maroc : « Nous constatons une vraie demande pour des destinations perçues comme plus sécuritaires », citant également l’Espagne, l’Italie, la Tunisie ou la Grèce.
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Si ces lieux restent pour l’heure accessibles, cette soudaine concentration de la demande devrait inexorablement faire grimper les prix. Pour séduire ces voyageurs exigeant une réassurance maximale, le tour-opérateur s’adapte en proposant une offre de flexibilité inédite. Baptisée « Plan B », elle permet aux clients ayant réservé ce printemps de modifier gratuitement leur destination ou leurs dates jusqu’à quinze jours avant le grand départ.